A Bouletland il y a un peu de tout : des bouletteries, les artistes japonais que j'aime, des fanfics, de la musique (le plus souvent asiatique), un petit peu de drama et de manga...

En fait quelques mois passèrent et leur relation en était toujours au stade de l'amitié. Ils se voyaient au minimum deux fois par semaine : le lundi pour la soirée pizzas, films et jeux vidéos, et le jeudi pour la soirée repas français et séries télé. Comme c'était plus pratique pour eux, Nounou dormait chez Junno le lundi soir. Ils se rendirent compte que faire le trajet à 2 heures du matin leur prenait beaucoup de temps sur le sommeil. Ils se voyaient également le week-end, sortaient en boîte, mangeaient au restaurant, faisaient du shopping, parfois avec des membres du groupe et les amies de Nounou.
Cette situation convenait à Nounou qui considérait Junno comme son meilleur ami avec qui elle pouvait papoter de tout, même des choses les plus inintéressantes. Mais ce dernier supportait de moins en moins de n'être qu'ami avec Nounou. Il voulait plus, bien plus, mais ne lui avait jamais rien dit de peur de la perdre.
Elle lui avait parlé de Benoît, de leur rupture et il comprenait pourquoi elle n'était certainement pas prête pour une nouvelle relation. Lui aussi était toujours célibataire. En fait il avait plusieurs fois essayé d'avoir une copine ''stable'' et de prendre ses distances mais en fin de compte elles n'étaient jamais aussi jolies, intelligentes et drôles que Nounou. Quand il était avec elle il n'avait pas à se forcer à être le parfait Junno des KAT-TUN.
Un jeudi soir d'août, Junno arriva à 19 heures chez Nounou, comme d'habitude. Elle était là depuis presque un an maintenant. Elle avait décidé de changer le repas français en dégustation du monde : taboulé, tzatziki avec blinis, guacamole, pâte aux crevettes et fruits frais en dessert avec de la glace à la vanille. Ils parlaient de tout et de rien puis avec une sensibilité particulièrement sous-développée Nounou aborda une question épineuse...
Nounou : « Ca fait longtemps que t'es célibataire ! Tu veux devenir prêtre ? », demanda-t-elle comme si elle demandait la météo du lendemain.
Junno : « Non mais je trouve personne qui atteigne mon idéal », dit-il un peu sèchement.
Nounou : « C'est quoi ton idéal ? »
Junno : « Une femme qui soit belle, intelligente, très drôle qui partage mes passions et m'accepte comme je suis sans me demander d'être en représentation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »
Nounou : « Ben si t'es aussi exigeant c'est sûr que tu trouveras jamais personne ! Mais si tu veux je peux te présenter des filles de mon boulot. Au moins t'es sûr qu'elles seront à peu près intelligentes. »
Junno : « Non merci. »
Nounou : « Fais pas ton timide ! Je peux être discrète et organiser tout ça pour samedi prochain si tu veux. »
Junno commençait à perdre patience. Il ne supportait plus d'entendre ça à longueur de temps. De la part de ses amis, il avait l'habitude et ne faisait plus attention mais de sa part à elle, c'en était trop. Elle ne se rendait compte de rien, elle était aveugle.
Nounou : « Ca te dit pas ? », demanda-t-elle innocemment quand elle vit que son meilleur ami ne répondait pas.
Junno ne le supportait plus.
Junno : « Non ça me dit pas, et dimanche non plus d'ailleurs ! Tu es aveugle ou quoi ? Ca va faire un an et tu ne t'es toujours rendue compte de rien ? »
Nounou : « De quoi tu parl... »
Junno : « Tu le fais exprès ? Je t'aime. »
Nounou : « Tu m'aimes ? », répéta-t-elle complètement incrédule.
Junno : « Depuis tout ce temps tu ne l'as pas remarqué ? A ton avis pourquoi je suis célibataire ? »
Nounou : « Mais ton idéal... », commença-t-elle toujours stupéfaite.
Junno : « C'est toi mon idéal. Je t'aime depuis l'aéroport, j'ai essayé de te voir seulement comme une amie mais c'est pas possible. Je crois que j'ai atteint mes limites. J'en peux plus. »
Nounou : « Tu veux dire quoi par là ? », demanda-t-elle cette fois effrayée.
Junno : « C'est simple : soit tu m'aimes et dans ce cas là on sort ensemble soit tu ne m'aimes pas et on arrête de se voir. »
Nounou : « Qu... Qu... Quoi ? », fit-elle choquée.
Junno : « Je te demande pas de me répondre maintenant mais réfléchis-y s'il te plaît », lui dit-il avec cette fois une voix très douce.
Nounou : « Mais moi je veux pas que ça change... Tu es mon meilleur ami... »
Junno : « J'ai compris... », dit-il complètement dépité.
Il se leva, prit ses affaires et partit, laissant Nounou toujours attablée qui ne comprenait visiblement rien de ce qui venait de se passer. Elle commença à paniquer puis à pleurer mais très vite elle sécha ses larmes étant persuadée que tout ceci n'était qu'un malentendu ou une mauvaise blague. Il arriverait certainement d'ici 5 minutes en se moquant d'elle parce qu'elle l'avait cru. Mais 5 minutes plus tard elle était toujours seule. Elle attendit toute la soirée puis à minuit alla se coucher se disant qu'il voulait l'effrayer et qu'il lui téléphonerait certainement le lendemain. Mais il ne téléphona pas. N'ayant pas de nouvelles, elle essaya de l'appeler le samedi après-midi mais elle tombait à chaque fois sur son répondeur. Elle essaya tout le week-end sans succès.
Le lundi elle était prête à 19 heures, persuadée qu'il viendrait la chercher. Mais personne ne sonna. Elle attendit assise sur son canapé toute la soirée en vain...
Le jeudi soir elle avait préparé une flammeküche. Une fois de plus elle attendit toute la soirée.
Elle commençait à désespérer. Elle commença à se dire que pour une blague ça durait trop longtemps. Elle essaya de nouveau de l'appeler mais elle tombait à chaque fois sur le répondeur. Elle laissait toujours un message du style : « Junno, je suis désolée de ce qui c'est passer. Je comprends ce que tu m'as dit mais tu es mon meilleur ami. Je ne peux pas changer. S'il te plaît donne-moi de tes nouvelles, je m'inquiète. » Junno ne l'avait pas rappeler une seule fois. Elle arrêta de l'appeler au bout de deux semaines.
Un mois avait maintenant passé. Elle dormait moins, mangeait moins et paraissait de plus en plus fatiguée et plus maigre. Ses amies s'inquiétaient pour elle.
Sachiko : « Nounou, tu devrais lui laisser une chance non ? »
Nounou : « Non. C'est mon meilleur ami. Si on sort ensemble quand on se séparera qu'est-ce qui se passera à ton avis ? »
Haruka : « Qui te dit que vous vous séparerez ? Pourquoi tu vois seulement le côté négatif ? Tu pourrais essayer de lui faire confiance. Il n'est pas Benoît. »
Nounou : « Je sais qu'il n'est pas Benoît. Mais de toute façon rien n'est éternel et l'amour non plus. »
Minako : « En fait tu as seulement peur. Tu te complaît dans le célibat et tu te dit que c'est ton choix, que tu veux rester seule mais tu as peur de faire de nouveau confiance à un homme et de tomber amoureuse. Mais ouvre les yeux 2 minutes ! Ca fait un an que cous êtes collés l'un à l'autre que vous vous appelez tous les jours. Vous vous entendez parfaitement, vous aimez les mêmes choses. Même moi je suis pas aussi proche de mon fiancé que toi tu l'es de Junno. Tu es amoureuse de lui mais tu ne veux pas te l'avouer. Réveille-toi et va lui dire avant qu'il ne soit trop tard ! »
Nounou ne répondit pas, elle était figée, sa seule réaction visible était les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle reprit conscience au bout d'une dizaine de minutes.
Nounou : « Mon dieu ! Qu'es-ce que j'ai fait ? J'ai vraiment été horrible avec lui. Je... Comment j'ai pu ? »
Elle se leva et repartit travailler. Elle était ailleurs. Elle restait assise devant son ordinateur à fixer l'écran, ne répondait pas lorsqu'on lui adressait la parole. Au bout d'une heure son chef de service lui dit de rentrer chez elle et de se reposer. Elle s'exécuta.
Il pleuvait. Elle marchait sans but dans un parc près de chez elle puis s'assit sur une balançoire. Elle était trempée. Son téléphone sonnait régulièrement mais elle ne répondait pas. Au bout de 3 heures elle se leva et rentra chez elle. Elle était dans le hall et attendait l'ascenseur. Quand les portes s'ouvrirent elle vit Junno. Ils restèrent figés tout en se regardant dans les yeux. Les portes de l'ascenseur se refermèrent. Junno et Nounou se jetèrent chacun de leur côté sur le bouton pour que les portes s'ouvrent de nouveau. Une fois de plus ils étaient face à face mais ne savaient pas quoi faire ni quoi se dire. Finalement Junno tira sur le bras de Nounou pour la faire rentrer dans l'ascenseur. Le silence était pesant, ils étaient chacun à un bout de l'ascenseur. Entre le 4ème et le 5ème étage ils entendirent un énorme coup de tonnerre et l'ascenseur s'arrêta et la lumière de secours se mit en route. Ce fut Nounou qui brisa le silence.
Nounou : « Il est en panne tu penses ? »
Junno : « J'essaye de rappuyer sur les boutons. »
Au bout de 2 minutes l'ascenseur n'avait toujours pas bougé.
Junno : « Bon bah je crois qu'on est bloqué. »
Nounou : « Appelle la maintenance avec le téléphone de secours. »
Junno appuya sur le bouton de secours mais rien, personne ne répondit.
Junno : « Il va falloir prendre son mal en patience. »
Nounou : « De toute façon on a pas vraiment le choix... Mais au fait pourquoi t'es là ? »
Junno : « Minako a appelé Jin qui m'a prévenu que tu étais malade. Qu'est ce que t'as foutu ? Tu sais à quel point on s'est inquiété ? On a tous essayé de t'appeler et tu n'as pas pris la peine de décrocher. »
Nounou : « Tu vas quand même pas me faire la morale maintenant ! Je te signale que tu ne m'as pas donné de nouvelles pendant un mois ! Moi je réponds pas pendant 3 heures et c'est la fin du monde mais pour toi ça pose de problème ! » s'énerva-t-elle.
Junno : « Je t'avais prévenu que je ne voulais plus te voir. »
Nounou : « Mais tu es là... ATCHOUM ! », dit-elle cette fois plus calme.
Même s'il faisait encore chaud, Nounou grelottait. Elle était trempée jusqu'aux os et commençait à s'enrhumer.
Junno : « Je suis là... Tu as pris froid. Tu devrais enlever tes vêtements, ils sont trempés. »
Nounou : « Je sais pas si c'est une bonne idée ATCHOUM ! »
Junno : « Tu veux tomber malade ? »
Nounou : « Non mais... »
Junno se rapprocha de Nounou. Il avait de plus en plus de mal à se concentrer, Nounou était trempée, sa chemise blanche, maintenant transparente, lui collait à la peau, dévoilant les courbes de son corps. Nounou était pétrifiée, se retrouver face à Junno la rendait heureuse mais en même la stressait. Au fur et à mesure qu'il s'avançait elle reculait, et elle se retrouva rapidement coincée contre une des parois de l'ascenseur. Junno porta doucement ses mains en haut de la chemise et la déboutonna lentement, effleurant en même temps la peau moite de Nounou qui frissonnait à ce contact. Elle ferma les yeux et Junno se pencha pour l'embrasser. Ce baiser était d'abord doux puis Nounou et Junno se rapprochant jusqu'à être collés, il devint passionné. Ils enlevèrent rapidement le reste de leurs vêtements puis Junno souleva Nounou qui mit ses jambes autour de sa taille. Junno lui susurra un « Je t'aime » à l'oreille et Nounou répondit « Je t'aime aussi ». Puis ils s'embrassèrent de nouveau et firent l'amour toujours serrés l'un contre l'autre.
Au bout de 2 heures l'ascenseur se remit en marche les coupant dans leur élan. Ils se rhabillèrent en vitesse, heureusement d'ailleurs parce que le gardien de l'immeuble les attendait au 7ème étage pour s'assurer qu'ils allaient bien...
Un an a maintenant passé.
Nounou : « Junno ! Qu'est-ce que tu fous !! Les pizzas sont prêtes ! »
Junno : « Attends j'arrive d'ici 5 minutes. »
Nounou : « Tu étais plus ponctuel quand tu venais me chercher chez moi ! Maintenant qu'on vit ensemble y a du relâchement !! »
Junno : « Désolé ma chérie je me rattraperais après le film. »
Nounou : « J'y compte bien ! »
FIN
pour de vrai