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A Bouletland il y a un peu de tout : des bouletteries, les artistes japonais que j'aime, des fanfics, de la musique (le plus souvent asiatique), un petit peu de drama et de manga...

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Fanfic : L'ex liaison dangereuse ~ Chapitre 12 ~ Partie 1

MEA CULPA, MEA MAXIMA CULPA... Je suis désolée (enfin vous avez l'habitude T_T ) du retard que j'ai pris sur Bouletland. Entre Kevina, le boulot, le pc qui fait des siennes, ma feignasserie, ce chapitre qui a mis beaucoup de temps avant d'être terminé et aussi le fait que j'ai du mal à décrocher de mes bouquins en ce moment, et Firefox qui vient de me fermer deux fois de suite la session pendant que j'écrivais l'article... le chapitre 12 n'arrive que maintenant !!!!!
Vous le remarquerez très vite, c'est le plus long de cette fic... pour la simple et bonne raison que ça poursuit et finit le chapitre 11... En clair : des révélations !!!!!!!!!! Des vraies !!!!!!!!!!! Honnêtement j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire et j'espère que ça ne rend pas trop mal ^^" Enfin... vous me le direz...  et surtout... j'espère que vous ne serez pas trop déçues non plus...
<3 Joyeux Anniversaire Lizi-chan <3  Tu as 5 flashbacks spécialement dédicacés <3



 

Chapitre 12 ~ Partie 1

 

 

 Chapitre-12---Partie-1.jpg

 

 

Jun fixait un point invisible du mur. Elle était perdue dans ses pensées. Au bout de quelques minutes, elle souffla puis se tourna vers sa meilleure amie. Elle avait les larmes aux yeux.

 

- Si tu veux arrêter... commença Sara bien qu'elle voulait connaître l'histoire dans son intégralité.

- Non c'est bon, merci. Je te dois bien la vérité. Et puis je préfère que tu apprennes ça par moi, la coupa Jun.

- Qui d'autre pourrait m'en parler ?

 

Jun la dévisagea quelques instants avant de reprendre : « Je n'ai aucune idée de ce qui va arriver maintenant. »

 

Sara, étonnée, ne rajouta rien et laissa le temps à Jun de reprendre lorsqu'elle se sentirait prête. Quand son amie se tourna une fois de plus vers elle, le regard un peu plus déterminé mais néanmoins embué, elle se risqua à poser une question.

 

- Alors, tu lui as donné cette bague ?

- Je ne dirais pas ça comme ça... répondit Jun avec un sourire énigmatique.

 

 

 

 

FLASHBACK

 

Comme à chaque fois qu'elle avait rendez-vous avec Matsujun, Jun partait pile à l'heure de l'atelier. Elle se dépêcha de rentrer chez elle pour prendre une douche et se changer. Elle mit du temps à choisir sa tenue. Elle voulait se faire belle, plus que d'habitude, mais sans en faire trop. Une fois prête, elle vérifia tout une dernière fois devant son miroir : coiffure, ok ; vêtements, ok ; maquillage, ok ; haleine, ok ; écrin, ok. Elle sortit de son appartement et au moment de fermer la porte à clé, son portable sonna. C'était Jun. Elle décrocha immédiatement.

 

- Allô ?

- Jun, c'est moi.

- Je sais Jun, dit Jun à la fois heureuse de l'entendre et appréhendant ce qu'il allait lui dire.

- Je suis désolé, il y a un imprévu sur le tournage alors je vais avoir beaucoup de retard.

- Oh... répondit-elle déçue. Si tu préfères, on peut reporter à une autre fois.

- Non non, certainement pas. Mais comme je ne peux pas te dire exactement à quelle j'arriverai, je préfère venir chez toi. J'ai pas vraiment envie de te laisser te balader seule aussi tard.

 

Jun était surprise mais très, très, très heureuse. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui dise quelque chose comme ça et ne savait pas quoi répondre.

 

- Jun ? T'es toujours là ? s'inquiéta Matsujun.

- Oui. Euh bah... comme tu préfères en fait.

- T'es sûre que ça ne te dérange pas ?

- De ?

- M'attendre.

- Non non. Pas de problème.

- Ok. Je vais essayer de faire au plus vite alors.

- Ok.

 

Jun regarda quelques minutes son portable, plantée devant sa porte. Elle n'en revenait toujours pas. Prise d'une envie soudaine de hurler de joie, elle rentra dans son appartement, courut dans sa chambre, se jeta sur son lit et appuya sa tête contre un oreiller pour étouffer son cri. Une fois la crise passée, elle s'assit sur son lit pour réfléchir à ce qui venait de se passer et arriva finalement à la conclusion qu'elle n'avait pas tant besoin de s'extasier. Après tout, Jun ne faisait que s'inquiéter d'une amie comme une autre et il était naturel de préférer que ses amies ne traversent pas seules la ville en pleine nuit... Son excitation retomba quelque peu mais... il tenait quand même à la voir... C'était le genre de chose qui la laissait espérer mais à chaque fois, elle essayait de ne pas se laisser trop aller dans ses rêveries et fantasmes pour qu'au final la chute soit moins difficile.

 

Soudain elle réalisa qu'il fallait qu'elle range un peu ici et là si il devait venir. D'un bond, elle descendit de son lit et se hâta à la tâche. L'état de son appartement étant meilleur que ce qu'elle pensait, elle finit rapidement. Elle n'avait plus rien à faire et avait des difficultés à se concentrer sur autre chose que Jun alors elle se mit à faire les cent pas passant successivement dans son salon, sa cuisine, de nouveau dans le salon et sa chambre, répétant le même parcours en l'attendant. Elle essayait de trouver un moyen pour lui donner la bague le plus naturellement possible. Elle pensa alors à sortir l'écrin de son sac et le posa machinalement sur une étagère de sa bibliothèque puis reprit son chemin vers la cuisine...

 

Elle continuait de déambuler dans sa chambre en marmonnant quand la sonnette retentit. Elle se tourna aussitôt vers la porte puis regarda l'heure. Ca faisait deux heures qu'il avait appelé et elle tournait en rond depuis plus d'une heure et rien de ce à quoi elle avait pensé ne la satisfaisait. Elle prit une grande bouffée d'air, se tapota les joues pour se donner un peu de vigueur puis alla ouvrir la porte à un Matsujun qui, bien que fatigué, lui sembla plus beau que jamais. Elle le fixa quelques secondes, comme le jour de leur rencontre, puis lui rendit son sourire et l'invita à entrer. Il s'installa sur le canapé comme à son habitude et Jun le rejoignit avec deux bières.

 

- Journée difficile ? demanda Jun.

- Longue surtout. Je ne suis pas du genre à me plaindre mais là j'avais vraiment hâte que ça se termine, soupira Matsujun. Je suis désolé pour le retard et de m'imposer comme ça.

- N'importe quoi ! D'abord c'était pas de ta faute et ensuite... ''t'imposer'' ! J'aurais tout entendu ! rit-elle.

 

Matsujun sourit et but une gorgée de sa bière. Jun repartit dans la cuisine chercher de quoi manger et ils s'installèrent autour de la table basse devant une émission de télé qu'ils ne regardaient que d'un oeil. Une fois le dîner terminé, ils se rassirent sur le canapé et discutèrent de tout et de rien comme à leur habitude. Ils commencèrent par Harry Potter puis poursuivirent sur les bijoux, Hana Yori Dango et enfin Arashi. Matsujun racontait des anecdotes impliquant souvent Aiba et Jun avait les larmes aux yeux à force de rire. Quand la conversation retomba un peu, elle partit chercher deux autres bières et Matsujun en profita pour se lever, s'étirer et marcher un peu. Il se dirigea vers la bibliothèque pour regarder les livres de Jun et aperçut l'écrin. Intrigué, il le prit et le regarda sous toutes les coutures. Il était curieux mais surtout jaloux, se demandant ce que l'écrin contenait, qui avait pu faire ce cadeau à Jun ou à qui elle le destinait. Incapable de résister à la tentation, il l'ouvrit et vit une bague en forme de tête de mort en strass avec deux petits rubis à la place des yeux.

 

- Je cherchais des chamallows qui s'étaient perdus dans un placard, dit Jun en rentrant dans la pièce.

 

Elle s'arrêta à quelques pas du canapé quand elle aperçut Jun dos à elle, près de la bibliothèque. Elle avait été tellement absorbée dans ses pensées qu'elle en avait oublié de cacher l'écrin. Matsujun, toujours figé, regardant la bague, se retourna peu après et, les yeux plantés dans ceux de Jun, se précipita vers elle, encadra délicatement son visage avec ses mains et l'embrassa.

 

FIN DU FLASHBACK

 

 

 

 

Sara écoutait et regardait Jun lui raconter ces épisodes de sa vie dont elle ignorait tout et qu'elle aurait voulu partager à cette époque. Elle était surprise et captivée mais également peinée de n'apprendre ça que trois ans plus tard. Elle voyait l'émotion de Jun et quand celle-ci effleura sa bouche avec ses doigts elle ne put s'empêcher de réagir.

 

- Tu l'aimes toujours.

 

Ce n'était pas une question mais une affirmation. Et pour seule réaction, Jun la fixa un instant puis détourna les yeux. Sara ne sachant pas quoi dire pour rattraper ce qui semblait être une bourde proposa à Jun d'aller refaire un peu de thé.

Elle partit dans la cuisine, mit de l'eau dans la bouilloire et sortit les sachets de thé. Jun ne l'avait pas rejointe. Elles avaient toutes les deux besoin de faire une pause. Sara repensa aux trois dernières années, aux réactions, absences, départs précipités de Jun, à la dispute avec Naomi... et tout (va vers le centre XD ) commençait à avoir un sens. Enfin... elle ne savait toujours pas pourquoi la situation avait empirée depuis un an... Elle revint dans le salon avec deux tasses de thé fumantes, en posa une sur la table basse devant Jun et la deuxième devant elle. Elle s'assit puis dans un mouvement hésitant se tourna vers sa meilleure amie qui continuait de fixer la bibliothèque, inconsciente de sa présence. Ne voulant toujours pas la brusquer, elle se pencha pour prendre sa tasse de thé mais cria un petit ''Aïe'' en en renversant un peu sur son genou. Jun reporta son attention sur Sara, le visage éteint.

 

- Qu'est-ce que tu fabriques ? demanda Jun.

- Je me suis renversée du thé sur le genou, répondit Sara en s'essuyant.

- Pourquoi ?

- Parce que la tasse était brûlante et que je n'ai pas fait attention ! Tu crois que je voudrais me renverser du liquide bouillant dessus ? commença à s'énerver Sara.

- C'était juste une question... Merci pour le thé... Je suis désolée de ne pas t'avoir parlé de Jun avant. Au début, je ne voulais pas que certaines personnes en profitent et racontent des conneries et quand on a commencé à sortir ensemble, c'était sérieux dès le début, alors on a voulu se protéger, dit Jun comme pour se justifier.

- Je comprends Jun, la rassura Sara en posant la main sur celle de son amie. C'est un peu bizarre, c'est tout... Toutes les fois où on te tannait avec Matsujun, ton fangirlisme, tu devais bien rigoler non ?

- J'avoue ! rigola Jun.

- Qu'est-ce qui a changé alors ?

- Ca a dérapé, c'est tout.

- Je suppose que tu me le réserves pour la fin... Mais je me demandais comment vous avez fait pour le cacher...

- Ca a demandé beaucoup de sacrifices...

- Comment ça ?

- Personne n'était au courant de notre relation mis à part sa famille. Tu imagines ce que ça aurait donné si j'en avais parlé à ma mère.

 

Pour toute réponse, Sara rigola.

 

- Et pour mon père, ce n'ai pas que je n'avais pas confiance, il s'est bien douté que je voyais quelqu'un, mais je ne voulais pas le mettre dans une mauvaise posture face à ma mère. Si par hasard, elle avait su ou compris que je lui avais parlé de ma vie sentimentale, on aurait tous les deux eu droit au scandale du siècle !

 

Les deux amies rigolèrent ensemble mais se calmèrent très vite et redevinrent sérieuses. Beaucoup de choses intriguaient Sara et des dizaines de questions lui venaient à l'esprit. Elle regarda Jun puis se mordilla les lèvres attendant un signe de son amie pour se lancer. Cette dernière lui sourit, l'invitant à poursuivre.

 

- Tu te doutes que curieuse comme je suis, j'ai plein de questions à te poser.

- Je me doute, souffla Jun faussement blasée.

- La première étant : qu'est-ce qui s'est passé après votre baiser ?

 

Jun rigola et d'un nouveau regard attendri et nostalgique s'en remémora.

 

 

 

 

FLASHBACK

 

Matsujun mit fin au baiser et recula légèrement. Comme un peu plus tôt dans la matinée, Jun était immobile et dévisageait Matsujun. Après une longue minute, elle effleura sa bouche comme pour s'assurer qu'elle ne venait pas de vivre un fantasme éveillé.

 

- Jun ? se risqua Matsujun voyant qu'elle ne réagissait toujours pas. Jun ?

- Je... Tu...

- Je ? répéta-t-il amusé.

- Tu viens de m'embrasser là ?

- Je le savais ! C'était trop brusque ! Mais là j'ai vraiment pas pu m'en empêcher.

 

Il reprit l'écrin posé sur la bibliothèque, se rapprocha de Jun et l'ouvrit.

 

- Merci, dit-il avec un sourire enfantin.

- Ah... Je ne savais pas si elle te plairait, répondit-elle embarrassée.

- T'es folle ! Elle est magnifique ! Pour être honnête, ça fait un moment que j'attendais un signe qui...

- Un signe ? le coupa Jun.

- Oui, qui me confirme que ce que je ressens pour toi est réciproque. J'ai cru le déceler à plusieurs reprises mais à chaque fois tu reprenais aussitôt alors j'ai beaucoup douté.

- Toi douter ?

- Eh ! Déconne pas ! T'es super intimidante quand tu le veux ! Et puis, j'ai bien senti qu'il ne fallait  surtout pas te brusquer.

- Je peux te retourner le compliment alors... Alors... Attends 30 secondes ! Sérieux ! Tu dis pas ça pour me faire plaisir ?

- Bah non... Quelle idée ! s'indigna Jun.

 

Le visage de Jun s'illumina et elle se jeta au cou de Jun.

 

- Tes réactions sont vraiment imprévisibles ! rigola Jun, pas forcément mécontent de la tournure que prenaient les événements.

- Embrasse-moi au lieu de dire des bêtises !

- A vos ordres madame.

 

FIN DU FLASHBACK

 

 

 

 

- Et après ? demanda Sara avide.

- Tu me demandes des détails croustillants là !

- Evidemment ! Tu me laisses sur ma faim !

- Tout te ce que je te dirais, c'est que j'étais comblée... au moins de ce côté-là... s'assombrit-elle soudain.

- Contente pour toi... de ce côté-là alors... Mais... C'était bien... bien ?

- C'était mieux qu'orgasmique, rigola Jun.

- Petit cochonne !

 

Elles rigolèrent de nouveau suivi d'un blanc de quelques minutes. Elles le savaient, elles rentraient dans la partie délicate de l'histoire la moins agréable mais Sara, qui attendait d'avoir des réponses depuis trop longtemps, avait de plus en plus de mal à cacher son impatience. Aussi, quand Jun reposa sa tasse de thé et se tourna légèrement vers elle, elle repartit à l'assaut.

 

- Deuxième question, ou plutôt, je reviens sur un détail que tu as passé rapidement : comment avez-vous fait pour ne jamais vous faire prendre ?

 

Jun sourit tristement et consentit à répondre après un long moment.

 

- Et bien... comme je te le disais ça nous a demandé pas mal de sacrifices.

- Et plus en détail ?

- On a réduit les sorties au minimum ou alors on se déguisait...

- Quelles sorties ?

- On aimait bien aller au parc Yoyogi...

- Le parc Yoyogi ? la coupa Sara. Avec la fréquentation qu'il y a là-bas, ça paraît étonnant qu'on ne vous ai jamais remarqué, finit-elle incrédule.

- Pas du tout, sourit Jun, pour la simple et bonne raison qu'on y allait généralement après la fermeture.

- C'est du joli !

- On fait avec les moyens du bord... sinon on serait restés cloîtrés. Parce que le shopping ça craignait trop, pareil pour les restos, les cinés et les ballades en amoureux dans les rues. Pareil pour les bijouteries, tu sais que c'est mon petit plaisir, on aurait été sûrs de défrayer la chronique.

- Pourquoi vous avez fait tout ça ? C'est pas si grave si il a quelqu'un non ?

- Dans l'absolu non mais comme je te l'ai dit, on était vraiment sérieux et pendant la période Hanadan c'était un peu la folie autour de lui. Alors on se contenait de rester chez l'un ou l'autre. Ou éventuellement à l'hôtel.

- A l'hôtel ? Mais c'est encore pire que le parc !

- On n'était pas idiots non plus ! On y allait pas bras dessus-bras dessous en criant qui il était et avec qui. De temps en temps on partait en week-end... c'était ben aussi...

- Il était romantique ?

- Très, dit Jun rêveuse.

- Qu'est-ce qui a dérapé alors ? demanda-t-elle en reprenant l'expression de Jun.

- ''Pour vivre heureux vivons cachés'' ça va un temps mais ça demande beaucoup d'énergie et ça devient oppressant, même si on essayait de casser la routine dès qu'on le pouvait. Et le statut de ''petite amie plus que cachée parce qu'il ne faudrait surtout pas qu'on l'apprenne'' c'est lourd. Je sais que ce n'était pas facile pour lui non plus mais j'ai fini par me dire qu'il ne voulait pas assumer, qu'il avait honte de moi.

- Ma pauvre...

 

Soudain Sara se tut. Elle se rappela d'une fois où avec quelques amies, elles avaient taquiné Jun sur son fangirlisme.

 

- Mais alors quand...

 

 

 

 

FLASHBACK

 

Jun entra précipitamment dans un café qu'elle fréquentait régulièrement et rejoignit ses quatre amies déjà installées. Elles avait un peu de retard à cause de Jun. Ces dernières semaines il avait peu de temps libre alors ils en profitaient dès qu'ils le pouvaient. Jun se laissa tomber sur une chaise. Elle avait les joues rouges, les cheveux légèrement défaits et les yeux pétillants.

 

- Salut les filles ! Désolée pour le retard. Je m'étais endormie sur le canapé, dit-elle essoufflée.

- Mouais... dit Sara perplexe. Hier soir t'es restée chez toi au lieu de venir en boîte avec nous et tu vas nous faire croire que t'es exténuée !

- Il s'appelle comment ? demanda la jeune femme assise entre Jun et Sara.

- Kozue-san, Miki, répondit Jun blasée.

- Tu couches avec ton patron ! s'exclama la voisine de Jun.

- Non je ne couche pas avec mon patron, mais je fais plein d'heures sup' et j'ai pas de vie ! se plaignit-elle.

- Et puis si tu veux mon avis Mari, c'est pas à Jun qu'il s'intéresserait, rigola la voisine de Sara.

- Ca s'est un cliché Naomi, la reprit Mari.

- En parlant de ça,  il y en a un autre qui n'est pas gay, rajouta Naomi en riant.

- Si tu le dis, dit Jun perplexe.

- Mais arrête ! Tu va nous la déprimer pour la semaine ! protesta Sara.

- Pourquoi ?

 

Mari leva le magazine qu'elle feuilletait pour montrer la couverture à Jun? Ce qu'elle vit la mit dans une rage folle mais elle se contenta de prendre sur elle et serrer les dents.

 

- Pas trop déçue ? demanda Miki.

- De ? Il a bien le droit de vivre sa vie. Ca serait triste sinon, répondit Jun d'une voix qui se voulait détachée.

- J'aime pas trop cette actrice, dit Miki nonchalamment.

- T'en penses quoi ? la taquina Naomi.

- Si il est heureux c'est le principal, répondit-elle trop sèchement à son goût.

 

Pendant le reste de l'après-midi, Jun continua de se faire chambrer et quand elle quitta ses amies, elle se rua chez le premier marchand de journaux qui était sur son chemin pour acheter le torchon que lisait Miki.

 

 

Pendant quatre jours, Jun ne répondit ni aux appels ni aux mails de Matsujun. Elle avait décidé de se changer les idées et de passer le maximum de temps en compagnie de ses amies. Elle savait que ce n'était pas un problème qu'ils pouvaient régler par téléphone mais plus que tout elle avait peur de s'emporter et de dire des choses qu'elle regretterait. Alors ce soir-là, elle avait prévu de passer une soirée tranquille chez Naomi.

 

- Comme on est vraiment trop sympa et qu'on sait que tu travailles comme une malade en ce moment, on t'autorise à mettre un DVD d'Arashi, proposa Mari.

- Ca ira, je peux me passer de Matsujun une soirée, grimaça-t-elle.

- Si tu le dis, ricanèrent ses amies.

 

La soirée se déroula agréablement jusqu'à ce que le portable de Jun sonne. Elle l'ignora une fois, puis une deuxième. Elle était excédée, avait un peu bu alors quand elle vit la photo de la bague s'afficher sur son écran, son sang ne fit qu'un tour et elle partit dans une autre pièce pour décrocher et ce qu'elle redoutait finit par arriver.

 

- Quoi ? aboya-t-elle.

- Tu as vu le magazine on dirait...

- Tu veux quoi ? Je suis occupée !

- T'expliquer...

- Rien à foutre ! cria-t-elle. Tu m'oublies et tu fais ce que tu veux avec qui tu veux.

- Je te demande deux minutes, supplia-t-il, seulement deux minutes.

- Pas plus... finit-elle par céder.

- Je te jure qu'il ne s'est rien passé avec elle. Tu es la seule pour moi... Jun ? demanda Matsujun après un long blanc et attendant une réponse en vain.

- Je t'écoute.

- Oui... Euh... Donc... Je suis désolé de ne pas t'avoir avertie mais j'ai dû agir dans l'urgence parce qu'on a failli se faire prendre.

- Par qui ?

- Des journalistes. Alors, pour les contrer j'ai organisé ce dîner avec elle pour les mettre sur une fausse piste.

- Tu me le jures.

- Evidemment, je t'aime.

- Elle va s'imaginer des choses maintenant, bouda-t-elle à l'idée d'avoir une concurrente sérieuse.

- Aucun risque.

- Sûr ?

- Sûr.

- Quand est-ce qu'on s'est fait choper ?

- Notre dernière soirée à l'hôtel.

- Ah... souffla Jun rêveuse. C'est vrai qu'il était bien cet hôtel, on devrait y retourner.

- Quand tu veux ma chérie, répondit-il tendrement. Je pense pouvoir me libérer après-demain soir.

- On fait comment ? Il ne faudrait pas prendre un nouveau risque.

- On fait comme d'habitude quand tu viens chez moi.

- Ok. Je t'aime.

- Tu m'as manqué.

- Toi aussi. Bon je dois y retourner avant que les filles s'inquiètent.

 

Ils raccrochèrent et quand Jun se retourna, elle sursauta en voyant Naomi adossée contre la porte. En l'observant plus attentivement, elle se rendit compte qu'elle semblait furieuse.

 

- Waouh ! Tu m'as fait peur ! Tu fais encore moins de bruit que les chats en marchant ! s'exclama-t-elle pour tenter de détendre l'atmosphère.

 

Naomi se contenta de croiser les bras, froncer davantage les sourcils et d'avancer avec un air menaçant vers Jun.

 

- A QUOI TU JOUES ? hurla-t-elle soudainement.

- Je... Euh... bafouilla Jun ne comprenant pas la raison de cette colère.

- Comment oses-tu faire ça quand tu sais ce que cette femme nous a fait ?

- De quoi tu parles ? demanda-t-elle toujours perdue.

- Tu sais ce que tu fais à la famille de cet homme et tu as quand même une liaison avec lui !

- Hein ? Mais ça va pas ! Tu crois vraiment que je pourrais faire quelque chose comme ça ?

- Alors explique cette conversation et présente-le nous !

- Tu n'as pas à exiger ça de moi ! répliqua Jun sèchement.

 

Les autres filles, alertées par les éclats de voix, les rejoignirent. Quand elles pénétrèrent dans la salle de bain elles virent Naomi et Jun face à face, les yeux dans les yeux, la mâchoire crispée et les traits tendus.

 

- Qu'est ce qui se passe ici ? On tue le cochon ? demanda Miki pour détendre l'atmosphère.

- Elle a une liaison avec un homme marié, dit Naomi en désignant Jun d'un geste dédaigneux du menton.

- Quoi ! s'exclamèrent en choeur Miki, Mari et Sara.

- C'est pas possible, ajouta Mari.

 

Naomi raconta les bribes de conversation qu'elle avait entendues à ses amies qui se tournèrent stupéfaites vers Jun.

 

- Tu le sors du contexte ! se défendit Jun.

- Contexte ou pas c'est injustifiable !

- Je te jure que je n'ai pas de liaison !

- Prouve-le, rétorqua Naomi plus accusatrice que jamais.

- Je n'ai rien à prouver ni à justifier. C'est ma vie privée. Nous sommes amies et je te demande d'avoir confiance en moi.

- Comment je pourrais avoir confiance en toi ? demanda Naomi par pure rhétorique.

- Et toi alors ? Tu nous dis tout ce qui se passe dans ta vie dans les moindres détails ? Quand Jun vit Naomi hésiter elle reprit, comment peux-tu exiger quelque chose des autres que tu n'appliques pas à toi-même ?

- Tu détournes la conversation ! Présente-le nous puisque tu ne fais rien de mal.

- Non, répondit Jun fermement.

- Tu me dégoûtes. Sors de chez moi.

 

Sans un mot, Jun repartit dans le salon prendre ses affaires et sortit de chez Naomi en pleurs. Elle avait fait un choix, Jun plutôt que ses amies.

 

- Jun ! Jun ! JUN !

 

La jeune femme finit par se retourner à l'appel de son nom et vit Sara courir après elle.

 

- Désolée, renifla Jun. Je ne t'avais pas entendue.

- C'est rien. J'ai juste réveillé tous les petits vieux du quartier, rigola Sara. Jun, je te crois. Nous sommes amies depuis longtemps et je sais que tu ne ferais jamais ça.

- Merci, dit Jun en pleurant dans les bras de son amie.

- Les paroles de Naomi ont dépassé sa pensée. Elle est toujours marquée par le divorce de ses parents. Ca s'arrangera.

 

 

Pendant les semaines qui suivirent, Sara tenta à plusieurs reprises de réconcilier ses deux amies en vain. Naomi, profondément blessée par son père, le revoyait en Jun et refusait de la croire et Jun estimait qu'elle n'avait pas à se justifier et que si son amie n'avait pas confiance en elle, elle n'avait aucune raison de lui faire confiance à son tour. Pour envenimer les choses, Mari et Miki se rangèrent du côté de Naomi, trouvant le silence de Jun accablant. Seule Sara la croyait, ne la jugeait pas et ne lui posait pas de question. Elle la connaissait et lui faisait confiance tout simplement.

Finalement, elles restèrent toutes campées sur leur position refusant de faire des compromis et depuis ne s'adressèrent plus la parole.

 

FIN DE FLASHBACK

 

 

 

photo : Jun

source : Act Vol.15 (2008)

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S
<br /> Oh! la bonne idée que j'ai eu de venir zyeuter par ici! Je commençais à désespérer de voir la suite arriver (sur sky)T_T<br /> <br /> Et en plus: quel chapitre! On apprend plein de choses (pour de vrai cette fois ;p). Bon on a toujours pas le fin mot de l'histoire, mais on sent qu'on va bientot savoir pourquoi ils ont fini par se<br /> séparer (le fait qu'elle doive se cacher et mentir à ses amies mis à part -_-).<br /> <br /> En tout cas, Sara est une amie en or! c'est génial qu'elle n'ait pas jugé Jun sur son silence. Alors que la Naomi >.< Madame la grande inquisitrice quoi! Je peux comprendre ce qu'elle ressent<br /> mais quand même! Et les deux autres moutons ne sont pas franchement mieux.C'est beau l'amitié -_-<br /> <br /> J'ai bcp aimé le passage ou MatsuJun découvre la bague (normal me diras-tu) et la façon dont Sara questionne Jun. Et puis le "c'était bien... bien?""petite cochonne" XDDD ça m'a bien faite<br /> rire.<br /> <br /> Enfin bref, sur ce, je file lire la seconde partie ^^<br /> <br /> <br />
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R
<br /> oups !!!!!  j'ai complètement oublié de poster sur sky T_T  c'est de la faute à Kevina !!!!!!<br /> c'est vrai que pour une fois, il y a eu de vraies révélations... profitez-en parce que je ne sais pas quand vont arriver les prochaines ^____^<br /> <br /> <br />
T
<br /> Passons à ce nouveau chapitre tant attendu ^^<br /> <br /> Déjà 1° truc: qui est le photographe bourré qui à pris cette pic??<br /> C'est un effet? Ah bon? Z'êtes sûr? ... Admettons... *pas convaincue*<br /> <br /> Ensuite: Sara je t'adore! Elle pose les bonnes questions (que je me posais moi-même) qui amènent les révélations, c'est génial, elle est géniale!<br /> <br /> L'incursion des flashbacks est bien trouvée/gérée, et pas pesante pour un sou.<br /> <br /> Par contre l'autre là, la Naomi, c'est quoi ça de pas faire confiance à ses amies et surtout de juger Jun comme ça?! Encore une fois Sara, you're the best!<br /> Ok elle est traumatisée par ce qui s'est passé entre ses parents, mais pourquoi le transposer directement à Jun. Deux têtes de mules en puissance...<br /> <br /> Voyons la suite...<br /> <br /> <br />
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R
<br /> merci beaucoup
L
<br /> pour changer je me suis fait bouffer mon com'<br /> <br /> pas grave, je vais resumer :<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> dééééééééééésooooooooooooooolééééééééééééééééééeeeeeeeeeeeeee cousiiiiiiiiiiiiiiiiiiiineeeeeeeeeeee T______________________T<br /> méchant overblog è_é<br /> <br /> <br />
L
<br /> ma cousine adorée<br /> <br /> <br />
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R
<br /> moi aussi je t'aime