A Bouletland il y a un peu de tout : des bouletteries, les artistes japonais que j'aime, des fanfics, de la musique (le plus souvent asiatique), un petit peu de drama et de manga...
Chapitre 15
Appartement de Yamapi
Ana entra dans le salon et trouva Yamapi assis sur le canapé. Il était penché en avant et tenait sa tête dans ses mains. Elle s'approcha, il ne semblait pas avoir remarqué sa présence, il n'avait absolument aucune réaction. Elle s'agenouilla juste devant lui lentement, il ne bougeait toujours pas.
Ana : « Yamapi ? », murmura-t-elle.
Elle attendit vainement un réaction du jeune homme.
Ana : « Ecoute... Je suis vraiment désolée de ce que je t'ai dit... Je... »
Yamapi : « Pars s'il te plaît, je n'ai pas envie de te voir. »
Ana : « Avant je tiens à m'excuser. Ce que je t'ai dit était cruel et je ne le pensais pas. »
Yamapi releva légèrement la tête et regarda sa voisine dans les yeux. « De toute façon je ne suis rien pour toi ! Pourquoi tu t'emmerdes à me faire des excuses ! »
Ana : « Tu n'es pas rien pour moi, sinon je ne serais pas là. »
Yamapi : « Tu refuses de m'écouter mais moi je suis quand même obligé d'entendre tes excuses ? »
Ana : « J'ai eu tort tout à l'heure. Je n'aurais jamais dû... Je suis désolée. »
Yamapi : « Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? Tu n'es rien pour moi non plus », dit-il sur un ton sec.
Ana eut les larmes aux yeux. Elle se doutait qu'il lui dirait ça, elle le méritait mais malgré tout ça lui brisait le coeur. Elle se rendait compte à quel point elle avait dû le blesser. Malgré tout il ne fallait pas en rester là. Elle devait se réconcilier avec lui et tout faire pour le protéger de Marika. Yamapi le remarqua et se dit que même si elle l'avait mérité, il le regrettait, que ça avait peut-être la même chose pour elle.
Ana : « Je t'écoute... »
Yamapi : « ... »
Ana : « Explique-moi ce qui s'est passé avec Marika STP. »
Yamapi : « Pourquoi faire ? »
Ana : « Tu y tenais non ? Si c'est important pour toi alors ça l'est pour moi aussi. Nous sommes amis. »
Yamapi ne savait pas si il devait en être heureux ou pas. Elle ne le considérait que comme un ami. Il se dit qu'il espérait tellement plus. Même si ils ne se connaissaient pas très bien, il avait l'impression d'être proche d'elle, de la comprendre et c'était la raison pour laquelle il n'avait pas supporté ce qu'elle lui avait dit dans le couloir. Malgré tout, être amis était déjà pas mal, c'était mieux que rien et puis maintenant elle avait Ueda...
Il lui raconta alors le déroulement de la soirée et comment en entendant la porte se fermer il s'était levé précipitamment de son lit et était parti dans le couloir pour la retenir.
Ana : « Et alors, elle a laissé quoi sur le mot ? Tu es sûre que ça va aller pour elle ? », demanda-t-elle en faisant semblant de s'inquiéter pour elle.
Yamapi lui lut alors le mot qui disais ''Mon manager vient de m'appeler. Il s'est excusé. Nous allons en parler et chercher d'autres solutions. IL est un peu à cran en ce moment. Je t'appellerai dés que possible. Je t'aime. Marika.''
Ana (en pensée) : « Avec ça c'était sûr que ça allait pas le rassurer ! Se casser aussi tôt en plus !! » Puis elle lui demanda, tout en connaissant déjà la réponse, « Tu as essayé de l'appeler ? »
Yamapi : « Oui... Je tombe à chaque fois sur sa boîte vocale. Je sais pas quoi faire ? Tu crois que je devrais aller chez elle ? »
Ana (en pensée) : « NON SURTOUT PAS !!! Allez Ana, va chercher excuses bidons ailleurs, va !! » Elle eut l'impression que son cerveau n'avait jamais tourné aussi vite (euh... c'est pas un disque dur...). Et elle reprit presque aussitôt : « Je ne sais pas si c'est la bonne solution. Si son manager te vois il ne va pas apprécier que tu tournes autour d'elle et elle risquerait d'avoir plus de problèmes. »
Yamapi : « Comment ça ? »
Ana : « Dans la mesure où il vise les patrons des chaînes de télé et les producteurs de dramas il verrait d'un mauvais oeil que tu lui voles ''son gagne pain'' et pourrait devenir encore plus jaloux et possessif à son égard... »
Elle regardait le jeune homme et se demandait sincèrement si il était près à gober tout ça. Elle l'espérait vraiment car il fallait de toute façon éviter au maximum tout contact entre eux.
Yamapi : « Tu as peut-être raison... », dit-il après quelques instants de réflexion.
Ana : « Bien sûr que j'ai raison. »
Cependant il semblait toujours inquiet. Ana se sentit obligée de rajouter qu'elle ferait ce qu'elle pourrait pour l'aider.
Yamapi : « Je ne suis pas amoureux d'elle mais elle a malgré tout occupé une part importante de ma vie et de mon coeur. Je la connais mieux que personne. Elle semble être forte et savoir ce qu'elle veut mais en fait elle est fragile et cherche simplement à être aimée. Après ce qu'elle a fait je lui en ai voulu mais en même temps je comprends pourquoi elle l'a fait. »
Ana (en pensée) : « Elle lui a complètement bouffé le cerveau ! Pour le protéger ça va pas être du gâteau si il s'obstine à ne voir que le côté qu'elle lui a montré et qui relève certainement d'une excellente performance d'actrice. »
Elle ne savait plus quoi lui dire et un silence gêné s'installa. Cependant vue la position dans laquelle était Ana, elle fatigua et fut déstabilisée. Elle glissa en avant et s'affala délicatement sur le torse de Yamapi. Ils s'étaient statufiés, ils ne savaient plus quoi faire. Ana se dit qu'il était confortable et Yamapi appréciait le contact avec le corps de la jeune femme, dont la tête était collée à son torse et en baissant la tête, il respira les cheveux d'Ana, qui sentait bon le shampooing. Ana essaya de se relever mais il passa ses bras autour d'elle. Il voulait prolonger un peu plus cette étreinte.
Yamapi : « Merci de m'avoir écouté. Je sais que tu ne pensais pas ce que tu m'as dit. Je suis heureux que tu sois là. »
Ana ne savait pas quoi répondre. Elle était troublée. Entendre ces mots et être dans les bras de Yamapi la rendait heureuse mais en même temps elle se sentait coupable pour Ueda. Cependant l'important pour le moment était d'être présente pour son ami... mais était-il un ami ? Seulement un ami ? Elle ne voulait plus penser à ça et décida pour toute réponse de resserrer son étreinte. Yamapi dut surpris de la réaction de la jeune femme, il ne s'y attendait pas. Elle savait être imprévisible.
Il murmura un « Je t'aime » inaudible. Ana ne sentit qu'un souffle passer sur sa tête.
Ana : « Qu'est-ce que tu as dit ? »
Yamapi : « Merci », murmura-t-il.
Ana et Yamapi restèrent ainsi pendant un long moment et ils finirent par s'endormir. Ils furent réveillés par le téléphone d'Ana.
Ana : « Allôôôô ? », dit-elle en baillant.
Ryo : « C'est Ryo. Qu'est-ce qui passe ? Pourquoi tu m'as pas appelé ? T'étais en train de dormir ? »
Ana : « Désolée... J'avais oublié... »
Yamapi : « C'est quiiiiiiii ? », demanda-t-il en ayant autant de mal a émergé qu'Ana.
Ryo : « Tu dors avec Yamapi ? »
Ana en entendant ces derniers fut pleinement réveillée et se rendit compte qu'elle était allongée sur Yamapi et qu'il la tenait toujours dans ses bras. Elle se releva aussitôt, elle trahissait la confiance d'Ueda.
Ana : « Alors tu veux quoi Ryo ? »
Ryo : « Comment va-t-il ? »
Ana : « Ca va mieux. On a discuté. »
Yamapi prit le téléphone des mains d'Ana.
Yamapi : « Je t'ai inquiété ? Désolé... Avec Ana on aime se disputer !! Mais maintenant c'est bon. On est ami après tout. »
Ryo : « Euh... bah... c'est bien alors... »
Yamapi : « Je te la repasse ! »
Ryo : « Merci... »
Ana reprit le téléphone que lui tendait Yamapi.
Ana : « C'est bon tu ne t'inquiètes plus ? »
Ryo : « Oui oui... Bon comme il est là tu me rappelles dès que tu es seule ? »
Ana : «Très bien. Biz. A plus. »
Et elle raccrocha.
Yamapi : « Alors comme ça tu en as parlé avec Ryo ? »
Ana : « Euh... oui... Je me sentais coupable et je voulais en discuter avec lui... », dit-elle. Ce qui était en partie vrai.
Yamapi : « Vous avez l'air de bien vous entendre... »
Ana : « Oui. Il est vraiment adorable. »
Yamapi ne put s'empêcher de grimacer, même si il savait qu'ils n'étaient qu'amis il éprouvait tout de même de la jalousie. Pourtant son véritable rival était Ueda. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire... Ana ne sembla pas l'avoir remarquer ce qui le soulagea.
Ana : « Il est déjà 19 heures ! », cria-t-elle en regardant son portable.
Yamapi : « Oui et ? »
Ana : « J'ai encore des trucs à faire pour les cours et je voudrais pas me coucher trop tard. »
Yamapi : « Ah... d'accord... », fit-il déçu qu'elle parte déjà.
Ana : « Et toi tu n'as rien à faire pour tes cours ? »
Yamapi : « Si si... »
Ana : « Mais au fait tu fais quoi ? »
Yamapi : « C'est du commerce, business et marketing. Ce genre de choses. »
Ana : « Quelle chance... », dit-elle ironiquement.
Yamapi : « Tu peux parler, le droit c'est pas mieux ! »
Ana : « T'as raison... », rétorqua-t-elle avec cette fois-ci une pointe de tristesse. « Bon je dois y aller, excuse-moi », reprit-elle précipitamment.
Yamapi voulait trouver une excuse pour pouvoir rester avec elle.
Yamapi : « Tu sais parler anglais couramment ? »
Ana : « Euh... oui... Pourquoi ? »
Yamapi : « Est-ce que ça te dérangerait de m'aider pour un devoir à faire ? »
Ana : « Non bien sûr. Est-ce qu'on peut faire ça chez moi ? »
Yamapi : « Pas de problème. Je prends mes affaires. »
Ils sortirent de l'appartement de Yamapi et traversèrent le couloir pour aller chez Ana. Ils s'installèrent sur la table basse du salon et commencèrent à travailler. Yamapi demandait son aide à Ana pour des exercices difficiles. Il avait cependant du mal à rester concentré. Il la voyait travailler ses cours, appliquée. Il la trouvait très mignonne. Evidemment, avec sa sensibilité retrouvée d'une porte de prison elle ne s'apercevait toujours de rien.
Après un long moment leurs ventres gargouillèrent en même temps ce qui les fit pouffer de rire. Ana regarda l'heure.
Ana : « Ouah ! Il est 20h30 ! », fit-elle étonnée. « Je pensais pas qu'il était si tard ! »
Yamapi : « Effectivement... Bon je vais rentrer... Merci de m'avoir aidé ! »
Ana : « Tu veux manger ici ? »
Yampi étonné : « Euh... oui. »
Ana : « Bien on va aller regarder ce qu'il y a manger. »
Yamapi : « Très bien ! »
Ils se levèrent et allèrent dans la cuisine.
Ana : « Qu'y a-t-il dans ce frigo ? »
Elle ouvrit la porte et regardait ce qu'elle pouvait faire à manger. Yamapi vient se placer derrière elle, comme il l'avait déjà fait le vendredi soir. Elle était troublée. Yamapi le remarqua et s'en amusa.
Yamapi : « Tu trouves quelque chose d'intéressant ? Le froid du frigo t'as gelé sur place ? »
Ana : « Très drôle... Euh... Gratin de courgettes ça te va ? »
Yamapi : « Pourquoi pas ! »
Ana : « Très bien je te mets à contribution alors ! Epluche et coupe les courgettes en rondelles STP ! »
Yamapi : « Oui chef !! »
Yamapi se mit à la tâche tandis qu'Ana commença à faire la béchamel. Une fois prêt, elle mis le gratin au four.
Ana : « Bon ! On a plus qu'à attendre !! »
Yamapi : « Très bien ! On fait quoi en attendant ? »
Ana : « Tu proposes quoi ? »
Yamapi : « ... »
Ana : « Bon on s'assoit et on attend alors ? »
Yamapi : « Je réflcéhis !! »
Ana : « Et ça t'empêche de me répondre ? »
Yamapi : « As-tu des cartes quelque chose comme ça ? »
Ana : « Non... »
Yamapi : « Aucun jeu ? »
Ana : « Non ! Je viens de te le dire ! »
Yamapi : « Tu fais quoi alors pour te détendre ? »
Ana : « Je dess... Je fais des choses divers et variées. »
Yamapi regarda Ana surpris. Elle allait lui révéler qu'elle dessinait. Elle était prête à lui ouvrir son coeur. Il se demandait si elle l'avait fait avec Ueda (lui ouvrir son coeur !! bande de petites perverses !!).
Yamapi : « Tu dess... quoi ? »
Ana : « Je rien du tout ! », dit-elle gênée.
Yamapi : « Tu descends ? Tu décides ? Tu décernes ? Tu dessales ? Tu dess... »
Ana : « Mais ça veut rien dire ! »
Yamapi « C'est une devinette alors j'essaye de deviner... Tu dessines ? »
Ana : « C'était pas une dev... »
Elle regarda Yamapi, surprise, choquée. Encore une personne dans la confidence. Elle savait que sa réaction ne pourrait de toute façon pas passer inaperçue. Elle savait que c'était certainement la seule chose qu'elle n'arriverait jamais à bien cacher.
Yamapi : « Apparemment j'ai visé juste. »
Ana : « Je na vois pas de quoi tu parles... »
Yamapi : « Fais l'innocente ! Si tu voyais la tête que tu as ! »
Ana : « Ecoute ne le dis à... »
Elle fut interrompue par la sonnerie de son portable.
Ana : « Allô ? », dit-elle avec un grand sourire.
Inonnu : « C'est Tatsuya. »
Ana : « Je sais j'ai vu ton nom avant de décrocher. »
Ueda : « Ca va ? Je te dérange pas ? »
Ana : « Non... Evidemment ! »
Elle partit dans le salon pour discuter avec Ueda. Le visage de Yamapi s'assombrit.
Ana : « Alors comment ça se passe au studio ? »
Ueda : « C'est la galère ! Je sais pas jusqu'à quelles heure on va en avoir ! »
Ana : « Tu pourras quand même te reposer demain hein ? », dit-elle inquiète.
Ueda : « Bien sûr ! Je veux être en forme pour notre RDV ! », dit-il amusé par la réaction d'Ana.
Ana : « J'espère bien !! »
Ueda : « Et toi ça va ? T'as fait quoi ? »
Ana : « J'ai discuté avec mon méchant voisin débile. Et puis on a travaillé et là on va bientôt mangé. »
Ueda : « Ah... »
Ana : « Tu es jaloux ? », demanda-t-elle avec un air innocent.
Ueda : « Evidemment. Il est avec toi et moi je suis coincé au boulot. »
Ana : « Mais demain on sera que tous les deux non ? »
Ueda : « J'espère bien ! »
Inconnu : « Bon la pause c'est fini Tat-chan ! Reviens au lieu de flirter au téléphone ! »
Ueda : « C'est bon j'arrive Kame ! », répondit-il. « Excuse-moi je dois y retourner. Bon on se voit demain après-midi ? »
Ana : « Oui. A 17 heures. »
Ueda : « Je t'embrasse. Bonne soirée. »
Ana : « Merci. Je t'embrasse aussi. Bon courage. »
Ueda : « Merci. »
Il raccrochèrent.
Ana retourna dans la cuisine pour s'occuper du gratin de courgettes.
Yamapi : « A ce que je vois c'est le grand amour ! », dit-il entre l'ennui, la jalousie et la taquinerie.
Ana rougissant : « Euh... bah... tu sais c'est...tout nouveau... »
Elle était gênée. Yamapi n'était pas sûr de vouloir entendre les ''confessions'' d'Ana mais après tout ça l'aiderait à se rapprocher d'elle et puis c'était son rôle d'ami.
Ana : « En fait j'ai pas vraiment l'habitude des relations amoureuses mais quand je suis avec lui je suis bien. En fait je suis vraiment apaisée... »
Yamapi : « C'est bien. Je suis content pour toi. Tu as l'air heureuse. »
Ana : « Oui. Enfin c'est normal, on est ensemble depuis aujourd'hui seulement ! Si ça commençait mal ça serait grave quand même ! »
Yamapi : « Effectivement ! »
Ana : « Je crois que le gratin est prêt. »
Yamapi : « Bien parce que j'ai faim ! »
Ana : « Moi aussi. »
Ils mirent la table et s'installèrent pour manger. Ils discutèrent de tout et de rien. Ils s'entendaient bien quand ils se donnaient la peine de faire des efforts finalement.
Yamapi : « Merci beaucoup ! C'était délicieux Ana. »
Ana : « De rien le voisin ! Merci également. »
Yamapi : « On est ami non ? Je sais que tu aimes bien m'appeler le méchant voisin débile mais je préférerais que tu m'appelles Yamapi. »
Ana : « Si tu veux Yamapi ! Mais ça perd de son charme de ne pas t'appeler le méchant voisin débile ! C'est vrai tuas un visage à t'appeler comme ça ! », dit-elle en rigolant.
Yamapi : « Non mais t'as fini oui ! »
Ana : « Oui Yamapi-méchant-voisin-débile !! »
Yamapi : « Arrête ! », dit-il faisant mine de bouder.
Ana : « Oh le petit Yamapi-méchant-voisin-débile-chan fait la tête !! »
Yamapi : « Bon ok j'ai compris t'aimes m'emmerder... »
Ana : « Effectivement ! C'est très drôle t'es une cible facile finalement ! »
Yamapi « Je pourrais dire la même chose... », souffla-t-il à l'oreille d'Ana.
Ana rougit, elle venait d'être attaquée par surprise.
Yamapi : « Je vois que tu ne sais pas quoi dire... »
Ana : « Bah c'est sûr que si te me prends par surprise... »
Elle s'arrêta quand elle percuta que ce qu'elle venait de dire pouvait prêtée à confusion. Bien évidemment Yamapi fut surpris et amusé , d'abord par ce qu'elle venait de dire et ensuite par sa réaction.
Yamapi : « C'est une proposition ? », demanda-t-il en plaisantant mais avec des yeux on ne peut plus sérieux.
Ana mal à l'aise : « Non. Je ne fais jamais de propositions malhonnêtes ! », répondit-elle pour se sortir de l'embarras.
Elle commença à bailler.
Yamapi : « Il est 22h30. Si tu veux te coucher tôt il est temps que je parte. »
Ana : « Déjà ? En effet je devrais aller au lit. J'aimerais être en forme pour demain. »
Yamapi : « Les cours de droit te passionnent tant que ça finalement ? »
Ana : « Euh non pas vraiment...J'ai un RDV avec Tatsuya... »
Yamapi : « Euh... Vous avez prévu une soirée en amoureux ? »
Ana : « En fait on va d'abord aller m'acheter une télé. »
Yamapi : « C'est vrai que t'en as toujours pas ! J'y suis pas accro mais je sais pas comment tu fais ! »
Ana : « Je fais le ménage, je travaille, je lis... »
Yamapi : « Oui mais t'as pas l'impression d'être coupée de toute forme de civilisation ? »
Ana : « Tu crois pas que t'exagères un peu ? »
Yamapi : « Juste un peu alors ! Bon j'y vais ! », dit-il en se dirigeant vers l'entrée.
Ana : « Je te raccompagne. »
Yamapi : « Bonne nuit et bon courage pour demain matin ! »
Ana : « Merci. Bonne nuit. »
Yamapi traversa le couloir et rentra chez lui. Après avoir fait un dernier signe de la main ils refermèrent leur porte.
Ana retourna dans son salon et prit son portable.
Inconnu : « Allô ? »
Ana : « Ryo. C'est Ana. »
Ryo : « Bah enfin j'ai cru que tu m'appellerais jamais. »
Ana : « Excuse-moi. J'étais avec Yamapi. »
Ryo : « Vraiment ? Tu l'appelles Yamapi maintenant ? Ueda va pas être jaloux ? »
Ana : « Bon je t'explique d'abord et après on laissera libre cours à nos remarques sarcastiques. Ca te va ? »
Ryo : « C'est bon. Je suis tout ouïe. »
Ana lui expliqua alors tout ce que Yamapi lui avait dit et qui était intéressant pour l'affaire.
Ryo : « Comme elle est montée dans la voiture du photographe, je suppose que c'était son manager. Donc ils vont certainement essayé de vendre eux-mêmes leur propres photos. Mais ils devront rester discrets malgré tout. »
Ana : « Je pensais la même chose. »
Ryo : « Tu appelle demain StarsMag demain n'oublie pas ! Je te donne le numéro. »
Ana : « Je prends de quoi noter attends ! »
Ana alla prendre un papier et un stylo.
Ana : « C'est bon. »
Ryo : « C'est le xxxxxxxxxxx. »
Ana : « Je répète : xxxxxxxxxxx. »
Ryo : « C'est ça. Alors ? Comment ça se passe avec Yamapi et Ueda ? »
Ana : « C'est bon, je me suis excusée et on a discuté avec Yamapi. »
Ryo : « Donc maintenant du l'appelles Yamapi ? »
Ana : « Oui, il préfère que je l'appelle comme ça en fait. J'avais proposé Yamapi-méchant-voisin-débile-chan mais je sais pas pourquoi il refusé... »
Ryo : « Content que vous vous soyez réconciliés. Et avec Ueda ? »
Ana : « Bah... »
Ryo : « C'est une affaire qui roule ? »
Ana : « Oui... »
Ryo : « Si ça te rends heureuse c'est le principal », dit-il avec plein de douceur dans la voix.
Ana : « Justement en parlant de Tatsuya, est-ce que je peux lui dire pour Marika ? »
Ryo : « Tu veux lui dire ? »
Ana : « Je ne veux pas qu'il se fasse d'idées. »
Ryo : « Très bien mais il a plutôt intérêt à être discret ! »
Ana : « Ok. »
Ryo : « Bon je vais te laisser aller dormir. Je suppose que tu dois être crevée !! »
Ana : « Effectivement. Demain il y a cours à 8h15. »
Ryo : « Je sais. J'ai discuté avec Shige aujourd'hui. »
Ana : « Ah ok... Ca va lui ? Il a survécu à Tego et Nami ? »
Ryo : « Difficilement mais je pense qu'il te racontera ça demain. »
Ana : « Je pense... Et j'aurais certainement les détails par Nami aussi. »
Ryo : « Bon courage. »
Ana : « Merci, toi aussi. Ne dis rien à Yamapi. »
Ryo : « Bien sûr ! »
Ana : « Bonne nuit. »
Ryo : « Bonne nuit également. »
Ils raccrochèrent.
Ana se prépara à aller se coucher. Arrivée dans son lit, bien au chaud sous sa couette, elle reçu un message sur son portable. Il venait d'Ueda.
« Dors bien mon coeur. Fais de beaux rêves. A demain. Je t'embrasse. »
Elle était touchée. Elle se demandait alors pourquoi elle avait pu douter un seul instant. Elle savait que ce n'était pas encore de l'amour mais le sentiment qu'elle éprouvait devait s'en rapprocher énormément. Elle répondit au message : « Bon courage et n'oublie pas de te reposer. J'ai hâte d'être à demain après midi. Gros bisous ». Elle s'endormit rapidement.
Retour sur Yamapi – Appartement de Yamapi
Il ferma la porte et alla dans le salon. Il prit son téléphone. Il voulait parler à Ryo. Ca sonnait occupé. Pendant 20 minutes, il avait essayé d'appeler régulièrement son meilleur ami mais à chaque fois la ligne était en dérangement.
Son téléphone finit par sonner. C'était Ryo, il décrocha.
Ryo : « Excuse-moi. J'étais au téléphone. »
Yamapi : « J'avais remarqué ! »
Ryo : « Tu voulais me parler ? »
Yamapi : « Je crois que tu avais raison... »
Ryo commençait à avoir peur. Il savait qu'il avait souvent raison, si ce n'est toujours, mais de quoi parlait-il ? Marika ? Ana ? L'album ? Son nouveau drama ? Tout était possible.
Ryo : « Je sais que j'ai raison », dit-il d'une voix qui se voulait sûr d'elle. « Mais pourquoi ? »
Yamapi : « Je l'aime. »
Ryo : « Ana ? »
Yamapi : « Oui. »
Ryo : « Tu sais que tu es dans la merde là ! »
Yamapi : « Je sais. Elle sors avec Ueda maintenant. »
Ryo : « Je sais. Tu comptes faire quoi ? »
Yamapi : « Je sais pas encore. Tu peux m'aider ? »
Ryo : « Non. C'est à toi de savoir ce que tu veux. »
Yamapi : « Ca m'avance pas à grand chose... »
Ryo : « Tu veux mon avis ? »
Yamapi : « S'il te plaît, pourquoi crois-tu que je t'appelles ! », répondit-il impatient.
Ryo : « Très bien... Ueda et Ana ne se connaissent pas très bien, de même pour Ana et toi. Je pense qu'elle est en train de tomber amoureuse d'Ueda mais qu'elle est également attirée par toi et suite à la scène avec Marika elle a dû se dire inconsciemment qu'Ueda était certainement plus ''sécurisant''. »
Yamapi : « Et bien... Tu as déjà fait une analyse précise de la situation. »
Ryo : « Je suis observateur, c'est tout. »
Yamapi : « J'ai remarqué qu'elle n'était pas indifférente mais quand elle parle d'Ueda, son visage s'illumine... »
Ryo : « Seul toi peut décider : tu peux la voir heureuse avec Ueda ou alors faire tout pour la conquérir, avec tous les problèmes que ça engendrera. »
Yamapi : « Voilà le problème ! Maintenant qu'elle est avec Ueda... Je vais quand même pas piqué la copine d'un autre. »
Ryo : « Je crois pas que ce soit très respectueux de parler d'Ana de cette manière. Ce n'est pas un objet qu'on vole. De toute façon, si elle me demande des conseils, je lui dirai de suivre ses sentiments. »
Yamapi : « Je comprends. »
Ryo : « Repose-toi. Tu y verras peut-être plus clair demain. »
Yamapi : « Peut-être. Merci. Bonne nuit. A demain. »
Ryo : « Bonne nuit. A demain. »