A Bouletland il y a un peu de tout : des bouletteries, les artistes japonais que j'aime, des fanfics, de la musique (le plus souvent asiatique), un petit peu de drama et de manga...
Chapitre 28 ~ Partie 1
Après avoir laisser son message à Ana, Yamapi resta un long moment sur le lit, sans bouger, à pleurer puis il s'endormit. Un peu après 9 heures, il fut brutalement réveillé par la sonnerie de son téléphone. C'était Ryo, mais il n'avait pas du tout envie de lui parler. Il éteignit son portable et se rendormit. A son deuxième réveil, en début d'après midi, il ralluma son téléphone. 47 appels dont la moitié de Ryo, les autres venant des NEWS et des KAT-TUN. Il fut soulagé de voir qu'il n'avait pas autant de messages sur son répondeur. Il les écouta rapidement, tous les mêmes : ''où es-tu ?'', ''on s'inquiète'', ''qu'est-ce qui se passe ?''. Il appela Kiri-san, leur manager.
Kiri-san : « Allô ? »
Yamapi : « Kiri-san. Je voulais juste te prévenir que j'étais malade et donc je ne sais pas quand je pourrais venir travailler. »
Kiri-san : « Qu'est-ce que tu as ? Tu as besoin de quelque chose ? Tu veux que je vienne ou que j'envoie quelqu'un ? »
Yamapi : « J'ai la grippe alors il ne vaut mieux pas m'approcher. »
Kiri-san : « Très bien. Tu veux que je prévienne le groupe ? »
Yamapi : « S'il te plaît. »
Kiri-san : « D'accord. Repose-toi et soigne-toi bien. »
Yamapi : « Ok... »
Il raccrochèrent. Yamapi se leva et descendit dans le hall de l'hôtel. Parce chance il y avait une boutique de vêtements. Il s'acheta quelques affaires de rechange puis se rendit dans le conbini en face de l'hôtel pour s'acheter le nécessaire à sa survie. Il remonta à la hâte dans sa chambre, prit une douche, alluma la télé et se rallongea. Il avait décidé que son programme de la semaine serait : manger, boire, regarder la télé et dormir. Il voulait rester seul, être tranquille.
Retour sur Ana
Le samedi midi, Ana commanda des pizzas parce qu'elle n'était pas vraiment en forme pour faire à manger pour cinq personnes. Après le déjeuner, Ana, Ueda, Ryo et Jin réglèrent les derniers détails. Ryo appela régulièrement Yamapi jusqu'à ce que leur manager lui apprenne qu'il était grippé. Il traversa le couloir et sonna chez Yamapi. Au bout de 5 minutes, il sortit une clé de la poche de son jean. Il entra dans l'appartement de son meilleur ami et en fit le tour. Il était vide. Il rejoignit aloirs les autres restés dans le salon d'Ana.
Ryo : « Il est pas là. »
Jin : « En gros il a pris la grippe comme excuse bidon et il est allé se planquer quelque part. »
Ueda : « Il pourrait pas faire comme tout le monde et pleurer ses chagrins d'amour sur l'épaule de son meilleur ami pour nous arranger la vie ! »
Ryo : « Avec un peu de chance, il va vouloir rester seul. »
Ana : « Ca serait con qu'il se réfugie chez Marika ce week-end quand même », dit-elle avec un sourire triste.
Ueda : « Je pense que Ryo a raison. »
Ryo : « Evidemment ! Alors on est d'accord ? »
Jin : « De toute façon sur les deux solutions possibles, il n'y a que celle-là qui a une chance de fonctionner non ? »
Ana : « C'est ce que je pense, à moins que vous cachiez des informations importantes. »
Ueda : « Bien sûr que non. »
Ana : « Bon bah... J'appelle alors ? »
Ryo : « Il ne reste plus que ça à faire. »
Jin : « Je suis de tout coeur avec toi ! »
Ana : « Tu veux le faire ? »
Jin : « Non... Je t'en prie ! Je veux pas te gâcher le plaisir... »
Ana : « Mais bien sûr. »
Ueda : « Allez ! Courage ! »
Ryo : « Tiens le numéro », dit-il en montrant l'écran de son téléphone.
Ana composa le numéro. Elle était angoissée, elle espérait que le plan fonctionnerait parce qu'ils n'auraient certainement pas d'autre chance.
Inconnue : « Allô ? »
Ana : « Je suppose que tu reconnais ma voix. Je sais ce que tu as fait et je sais ce que tu veux. Tu viens ce soir chez moi, 22 heures, ou je n'hésiterais pas. »
Aussitôt sa phrase terminée elle raccrocha, ne laissant pas le soin à son interlocutrice de discutailler. Ana et les garçons passèrent le reste de leur après-midi à regarder la télé, jouer aux cartes et papoter en évitant Yamapi comme sujet de conversation. Les garçons voyaient qu'Ana n'était pas en grande forme et ils espéraient qu'elle tiendrait le coup au moins pour la soirée. Edouard était resté avec eux. Il ne comprenait rien aux conversations et se sentait exclu mais comme il ne supportait pas la solitude, c'était mieux que rien. Pour le dîner, Ana commanda cette fois un repas chinois. Ils mangèrent silencieusement, l'angoisse était montée en eux doucement tout au long de l'après-midi et elle atteignait maintenant son paroxysme. Après le dîner, ils rangèrent rapidement l'appartement et vérifièrent que tout était en place.
Ana : « Edouard, est-ce que tu peux rester avec eux ce soir ? »
Edouard : « Pourquoi faire ? »
Ana : « J'ai un truc important à faire. »
Edouard : « Je peux pas rester avec toi ? »
Ana : « Non. »
Edouard : « Je suppose que si j'insiste tu vas encore essayer de me frapper ? »
Ana : « Pas moi », dit-elle avec un sourire sadique en regardant Ryo, Jin et Ueda.
Edouard : « J'ai compris... Mais pourquoi tu veux me forcer à rester avec eux ? Tu vois bien qu'ils me détestent ! C'est un plan pour me tuer et vous débarrasser de mon corps ? »
Ana : « Me tente pas... »
Ueda étouffa un rire.
Jin : « Elle a dit quoi ? »
Ueda : « Je te dirais tout à l'heure. »
Ryo : « Bon il va bientôt être l'heure. On te laisse. »
Ana : « Ok... »
Jin : « Courage ! Je suis de tout coeur avec toi ! »
Ana : « C'est du réchauffé tes encouragements. Essaye de te renouveler... »
Jin prit Ana dans ses bras et l'embrasse sur le front.
Jin : « Je te fais confiance, tu réussiras ! »
Ana : « Merci. »
Ryo la prit à son tour dans ses bras : « Tu vas la massacrer ! »
Ana : « Ouais ! Je vais la massacrer ! », répéta-t-elle pour se donner du courage.
Ce fut finalement au tour de Ueda de prendre Ana dans ses bras. L'étreinte fut cette fois plus longue.
Ueda : « Rappelle-toi, si tu as besoin tu appelles. Fais attention à toi. »
Ana : « Ok... Je vais essayer. »
Ryo : « Allez ! En route ! »
Edouard : « Et moi ? J'ai pas le droit à un câlin ? », dit-il en ouvrant les bras et en se rapprochant dangereusement d'Ana.
Ueda : « Faut pas exagérer non plus. Estime-toi heureux d'être encore en vie », dit-il en le prenant le col et en le traînant vers le couloir.
Les quatre garçons entrèrent dans l'appartement de Yamapi grâce à la clé de Ryo, laissant Ana seule chez elle.
Aux environs de 22 heures, la sonnette retentit. Elle se rendit à la porte d'entrée, se tapota les joues et souffla. Le moment était venu, elle ne pouvait plus reculer. Elle ouvrit à la personne qu'elle détestait le plus au monde et l'invita à entrer. Une vague de chaleur étouffa quelques secondes Marika. Il devait faire au moins 25° dans l'appartement. Le regard de Marika fut attiré par la boîte à chaussures posée sur la table du salon dès qu'elle entra dans la pièce. Ana invita Marika à s'asseoir sur le canapé tandis qu'elle prit place sur le fauteuil. Comme la dernière fois, elles allaient se lancer dans une guerre des nerfs sauf que là, les forces étaient équilibrées, elles avaient toutes les deux des moyens de pression. Elle se regardèrent en chiens de faïence pendant quelques minutes, chacune espérant que l'autre craque en premier...
Marika : « Qu'est-ce que tu me veux alors ? »
Ana esquissa un sourire discret.
Ana : « Tu dois en avoir une idée non ? »
Marika : « Pas du tout ! Mais au fait, j'ai entendu un paparazzi dire que tu leur donnais des infos sur les groupes de la JE ! »
Ana : « C'est bon. Tu peux arrêter de jouer la comédie. On est que toutes les deux, tu n'as personne à qui faire ton petit numéro d'innocente victime. »
Marika : « De quoi tu parles ? »
Ana : « Pourquoi tout le monde essaye de me prendre pour une conne ? J'ai l'air d'une conne ? »
Marika : « Salope te conviendrais mieux. »
Ana : « Tu crois ? »
Marika : « On est pas là pour parler de ton futur emploi de pute non ? », dit-elle en retirant son pull.
Ana : « Futur emploi de pute ? Vous vous passez le mot en ce moment c'est pas possible ! Pourquoi on pense que j'ai l'air d'une pute ? Mes vêtements sont normaux, je veux dire je m'habille avec des mini-jupes qui m'arrivent au-dessus du nombril, j'exhibe pas non plus ma poitrine alors pourquoi ? »
Marika : « Oh eh ! On pourrait revenir sur le sujet ? »
Ana : « Non mais c'est important ! Je veux savoir ce qui cloche ! Je suis avocate pas pute quand même ! Si j'ouvre un cabinet et que les clients viennent me voir pour des gâteries j'aurais pas l'air bête ! »
Marika : « J'en ai absolument rien à foutre ! Je veux seulement récupérer ce qui m'appartient ! »
Ana : « Et puis je sais pas si je saurais faire ça ! Faudrais que je demande si je suis pas trop mauvaise au lit non ? Parce que si je m'y prends mal je pourrais pas avoir de clients réguliers non ? T'en penses quoi ? »
Marika : « Rien ! J'en pense rien ! Qu'est-ce que tu me proposes ? », dit-elle en s'impatientant de plus en plus.
Ana : « Café, thé, jus d'orange, soda. J'ai plus de bières. Désolée, j'ai oublié de faire le plein. »
Marika : « Je veux rien. Mais je parlais pas de ça d'abord ! »
Ana : « Comme tu veux. Mais pour en revenir au sujet, un cabinet d'avocats comme couverture c'est pas génial hein ? Il faudrait mieux que j'ouvre un salon de massage si tu vois ce que je veux dire ! Tu crois qu'il faut un diplôme ou une licence particulière pour ouvrir un salon de massage ? »
Marika : « Qu'est-ce que j'en sais ! Si tu m'as fait venir pour faire la causette c'était pas la peine ! On est pas copines et on le sera jamais ! On règle notre affaire et après je ne veux plus jamais avoir à faire à toi ! »
Ana : « Faut pas dire ça ! Ryo-chan me dit toujours que je suis trop adorable ! En vérité je suis quelqu'un de super sympa ! »
Marika : « Mais putain tu vas arrêter de parler ! »
Ana : « Mes parents me disent toujours que quand j'étais petite j'étais un vrai moulin à paroles et que j'arrêtais de poser des questions : ''Et pourquoi ci ? Et pourquoi ça ? Comment on fait ci ? Comment fait ça ?'' Apparemment, je les fatiguait ! »
Marika : « Sans rire ? »
Ana : « Mais c'est normal de se poser des questions non ? Tu te demandes jamais sil il existe d'autres planètes habitées dans l'univers ou comment sera le monde dans 200 ans ? »
Marika : « T'ES VRAIMENT UNE EMMERDEUSE !!! TOUT CE QUE JE VEUX C'EST ME TIRER D'ICI !!! ALORS ON TERMINE ET APRES ADIEU !! »
Ana : « Tu crois que les voyages dans le temps et l'espace seront possible ? J'aimerais bien retourner dans le passé et voir comment c'était au temps des pharaons. Et t'imagine si on pouvait voyager à bord de vaisseaux spatiaux comme dans les films de science-fiction ! Tu crois qu'un jour les robots seront dotés d'une intelligence suffisante pour agir de leur propre volonté et que ça déclenchera une guerre comme dans Terminator ? Au fait tu as vu le 3 ? J'ai vraiment adoré le 2 mais le 3 était quand même moyen-moyen ! Et tu crois que si on voyage dans l'espace on rencontra des aliens comme dans le film ? Parce que j'ai pas vraiment envie qu'on me plante un foetus de monstre dans l'utérus et d'accoucher d'un monstre même si il me tue pas parce qu'il pense que je suis vraiment sa mère ! Mince ! Tu l'avais peut-être pas vu !!! Je sais plus quel Alien c'était ! J'espère que ça t'empêchera pas de le regarder ! Mais bon comme on voyage pas encore vers les autres galaxies ça risque pas de m'arriver dans l'immédiat ! Enfin j'espère pas ! Et tu as aimé Star Wars ? La première trilogie est quand même mieux non ? Quoique Hayden Christensen est vraiment mimi tout plein, et puis j'aime bien la musique neuneu de l'épisode 2 ! »
Marika : « C'EST BON T'AS FINI ? ON VA POUVOIR DISCUTER ? SI JE SUIS LA C'EST POUR SAVOIR CE QUE TU ME DONNES EN ECHANGE DES INFORMATIONS QUE J'AI ! JE ME SUIS PAS CASSE LE CUL A MONTER CE PLAN, A PREPARER MA VENGEANCE PENDANT 5 MOIS POUR QUE TU ME FASSES LA DISCUSSION ! ALORS TU EST SYMPA ET TU TE LA FERMES MAINTENANT ! »
Ana : « ... »
Marika : « T'as rien à dire ? »
Ana : « Bah tu m'as demandé de me taire ! »
Marika : « MAIS T'ES CONNE MA PAUVRE FILLE !!! COMMENT YAMAPI A PU S'INTERESSER A TOI ? SERIEUSEMENT ON SE DEMANDE POURQUOI IL M'A REJETE POUR ''CA'' », dit-elle en désignant Ana d'un geste dédaigneux de la tête. « SI T'ETAIS PAS INTERVENUE LA DERNIERE FOIS JE SUIS SURE QUE J'AURAIS PU LE MANIPULER PAR LE BOUT DE LA QUEUE ! IL EST VRAIMENT TROP FACILE A BERNER !!! »
Ana : « J'ai pas bien compris comment t'as fait... »
Marika : « Ca m'étonne pas ! T'es pas vraiment une lumière », dit-elle en rigolant.
Ana : « Bah non je suis une femme ! »
Marika rigola et reprit : « Bon je vais te montrer que moi aussi je suis très gentille... Et bien c'est très simple, un des adjoints du directeur de mon agence passe totalement inaperçu. J'ai pensé que si dans mon agence personne ne le remarquait, ça serait pareil à la JE. J'ai donc fait en sorte que ce gentil toutou m'obéisse et il a infiltré la JE et m'a rapporté des informations intéressantes. Bien entendu je me suis arrangée pour faire croire à toute personne qui voulait l'entendre que c'était toi la taupe et que tu vendais des informations aux tabloïds. En tout cas Yamapi n'a eu aucun mal à me croire ! Mais évidemment, ce que j'ai divulgué maintenant n'est qu'une petite partie de ce que je peux dire ! Je sais des choses bien plus gênantes pour vous ! Alors finalement, je crois que ça ne va pas être toi qui va fixer les conditions de mon silence mais MOI ! »
Ana avait un sourire victorieux. Sans un mot elle se leva du fauteuil et alluma la télé. La tête de Marika apparut en gros plan.
Marika : « Qu... Qu'es... Qu'est-ce... »
Ana ne répondit pas, à la place elle se saisit d'une télécommande et s'en servit. Elle se tourna vers Marika avec sourire jusqu'aux oreilles et appuya en même temps sur un bouton.
« Et bien c'est très simple, un des adjoints du directeur de mon agence passe totalement inaperçu. J'ai pensé que si dans mon agence personne ne le remarquait, ça serait pareil à la JE. J'ai donc fait en sorte que ce gentil toutou m'obéisse et il a infiltré la JE et m'a rapporté des informations intéressantes. Bien entendu je me suis arrangée pour faire croire à toute personne qui voulait l'entendre que c'était toi la taupe et que tu vendais des informations aux tabloïds. En tout cas Yamapi n'a eu aucun mal à me croire ! Mais évidemment, ce que j'ai divulgué maintenant n'est qu'une petite partie de ce que je peux dire ! Je sais des choses bien plus gênantes pour vous ! Alors finalement, je crois que ça ne va pas être toi qui va fixer les conditions de mon silence mais MOI ! »
Pendant que Marika regardait complètement hébétée ce nouveau chef-d'oeuvre du 7ème Art, Ana se rassit dans son fauteuil. Une fois le ''MOI'' prononcé elle se releva, éteignit la télé et se rassit une nouvelle fois.
Marika : « Espèce de salope ! »
Ana : « Ne te trompe pas... D'après ce qu'on vient de voir c'est toi la salope ici », dit-elle un ton amical.
Marika : « Et après ? Cette vidéo confirme que j'ai des informations croustillantes sur les groupes de la JE ! Personne n'a intérêt à ce qu'elle soit diffusée ! »
Ana : « C'est là où te trompes ma belle... Cette vidéo montre avant tout une femme jalouse, qui a été repoussée, qui a monté un plan pour se venger et qui est prête à tout pour assouvir sa vengeance. »
Marika : « J'ai des informations et... »
Ana : « Et ? Sérieusement tu penses que quelqu'un croira ce que tu vas ''révéler'' ? »
Marika : « Mais c'est vrai ! »
Ana : « Comme je suis super sympa je vais t'expliquer... Il va nous être très facile de faire une conférence de presse où on révélera qu'on avait découvert qu'un employé espionnait nos précieuses idoles et agissait pour quelqu'un et que, par conséquent, on faisait courir de fausses rumeurs au sein de la JE qui seraient répétées et que grâce à ça on saurait qui avait monter ce plan. »
Marika : « Mais personne ne vous croira ! »
Ana : « Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Et puis rappelons qu'avec cette vidéo, les autres et les photos qui vont avec qui sortiraient en même temps, tu aurais du mal à jouer la victime comme tu as l'habitude de faire non ? »
Marika : « Mais c'est toi qui m'a menacé ! »
Ana : « Mais pas du tout ! C'est quand même sympa de ma part de te prévenir que je connais quelqu'un qui a des photos et vidéos porno de toi et qu'il menace de les donner aux tabloïds et de les diffuser sur le net ! »
Marika : « Je sais que les gens me croiront ! Regarde Yamapi ! Lui il m'a cru ! »
Ana : « Parce que tu as joué la comédie, là on a des preuves que tu voulais me faire chanter ! »
Marika réfléchit quelques instants.
Marika : « Qu'est-ce que tu veux ? »
Ana se leva, s'approcha de Marika, se baissa et releva le T-shirt de la jeune femme.
Marika : « Et mais qu'est-ce que tu fais ? »
Ana arracha un micro scotché à la poitrine de la jeune femme, sortit de son sac un dictaphone et l'arrêta puis vérifia les oreilles de la jeune femme, aucune oreillette.
Ana : « La prochaine fois, s'il y en a une, évite de mettre un T-shirt moulant quand tu portes un micro... »
Marika : « C'est pour ça qu'il fait si chaud chez toi ? »
Ana : « Bien sûr que non ! J'adore transpirer, ça permet d'enlever les toxines ! », dit-elle ironiquement. « Comme tu peux t'en douter, il est préférable que tu restes le plus loin possible des membres de la JE, et un autre continent est plus qu'envisageable. Tu sais parler une langue étrangère ? »
Marika : « Un peu anglais... »
Ana : « Dans ces cas-là tu as le choix de la destination ! Tu pourras approfondir la langue comme ça. »
Marika : « J'en ai pas les moyens ! »
Ana : « Je pense que ton agence sera ravie de se débarrasser de toi et acceptera de te payer le voyage, un appartement et te trouver un job où tu veux aller. »
Marika : « Je pense pas ! »
Ana : « Et après c'est moi qui suis conne ? Grâce à ton plan machiavélique foireux, un directeur adjoint de l'agence est impliqué... »
Marika : « Ah ! Ok ! »
Ana : « Pendant qu'on réglait cette affaire entre nous, le directeur de ton agence a été contacté. Je ne te retiens pas... Je pense qu'il va vouloir te parler et puis tu as tes bagages à préparer. »
Marika se leva et rajouta : « Tu me le paieras ! »
Ana : « J'en doute pas une seule seconde... », dit-elle en suivant Marika jusqu'à la porte d'entrée.
Ana ouvrit la porte. Marika se retrouva en face d'un homme baraqué qui la saisit par le bras et la tia jusqu'à l'ascenseur sans un mot. Les garçons sortirent de l'appartement s'installèrent dans le couloir pour voir cette scène d'adieux déchirants.
Ana : « Et surtout pense à ne pas m'envoyer de cartes ! », dit-elle quand les portes de l'ascenseur se refermèrent.