A Bouletland il y a un peu de tout : des bouletteries, les artistes japonais que j'aime, des fanfics, de la musique (le plus souvent asiatique), un petit peu de drama et de manga...
Chapitre 28 ~ Partie 2
Les garçons traversèrent le couloir et rejoignirent Ana.
Jin : « T'es géniale ! »
Ryo : « Bravo Ana ! Tu es vraiment trop forte ! »
Jin : « Carrément flippante ! T'as pas mis longtemps avant de la faire craquer ! »
Ueda prit Ana dans ses bras puis Edouard les rejoignit mais ils le repoussèrent aussitôt.
Ueda : « Ne refais plus jamais ça ! C'est dégoûtant ! »
Edouard : « Tu fais un câlin à ma fiancée, je pense que j'ai mon mot à dire ! »
Ana : « Ex fiancée ! »
Edouard : « Oui c'est ça ! Fiancée ! »
Ana : « Le mot clé dans ma phrase était EX ! Bon on rentre ? »
Ils rentrèrent tous les cinq chez Ana et comme à leur habitude s'installèrent dans le salon.
Jin : « On devrait enlever la caméra avant non ? »
Ryo : « C'est gentil de t'être proposé Jin. »
Jin : « Comme d'habitude, je suis trop sympa... »
Jin s'occupa d'enlever la caméra et le matériel installé pour tendre le piège à Marika.
Ana : « Je vais appeler Namura-san je reviens. »
Elle partit dans sa chambre pour avoir un peu d'intimité. Elle contacta l'avocat qui lui dit que les détails avaient été réglés avec l'agence de Marika et qu'ils ne tenteraient plus rien contre eux. Marika devait partir le lendemain après-midi en Australie. Après avoir raccroché, Ana appela Lover pour l'avertir que Marika ne risquait plus de les emmerder. Lover fut tellement content qu'il renouvela sa proposition d'emploi pour elle et Ueda. Bien sûr elle refusa. Une fois sa conversation finie, elle rejoignit les garçons dans le salon.
Ana : « Lover vous embrasse. »
Jin : « Merci... Tu lui feras des poutous sur la fesse gauche la prochaine fois que tu lui parleras. »
Ana : « A ce rythme tu le verras avant moi ! »
Jin : « C'était une plaisanterie ! Je suis un coureur de jupons rappelle-toi ! »
Ryo : « Ca on risque pas de l'oublier. »
Ueda : « D'ailleurs tu n'as pas un rendez-vous ce soir ? »
Jin : « Non. J'ai annulé pour pouvoir m'occuper d'Ana-chan ! »
Ana : « Je suis juste un peu fatiguée. »
Ryo : « Tu te moques de qui ? Tu sais dans quel état on t'a trouvé ce matin ? »
Ueda : « Tu veux qu'on t'aide ? »
Jin : « Bonne idée ! On va élaborer un autre plan ingénieux pour vous réconcilier ! »
Ana : « Très mauvaise idée. »
Ryo : « Mais tu peux pas le laisser croire ce genre de choses ! »
Ueda : « Tu te souviens de quoi on a parlé hier ? »
Ana : « Oui et vous savez comme moi qu'il n'est pas près à me parler et à écouter des explications sur ce qui s'est passé avec Marika et qu'en plus rien n'est réglé avec Edouard. »
Jin : « Mais je croyais que tu avais rompu ! »
Ana : « L'important n'est pas ce que j'ai dit à Edouard mais ce que je vais dire à mon père. »
Ueda : « Tu as besoin d'aide ? »
Ana : « Non. Il faut que je le fasse seule. Mais merci quand même. »
Jin : « Tu retournes en France ? »
Ana : « Même avec une volonté de fer, une détermination à toute épreuve et un billet de retour pour Tokyo, si je retourne à Paris pour parler de vive voix à mon père on ne se reverra jamais, alors je vais régler ça par téléphone ou vidéo conférence. »
Ryo : « Quand on avait parlé de lui la première fois j'ai compris qu'il te faisait peur mais c'est à ce point ? »
Ana : « Et bien... On en parlait justement avec Edouard... Il va certainement me faire virer de la JE et de l'université, tout faire pour que je ne retrouve pas de travail, me faire suivre voire me faire enlever... »
Jin : « Il a pas l'air commode. »
Ana : « Pas vraiment... »
Ueda : « Quand est-ce que tu vas régler ça ? »
Ana : « Jeudi soir. »
Ryo : « C'est précis ! »
Ana : « Il faut attendre que je me fasse virer d'abord. »
Jin : « Comment tu sais que tu vas te faire virer ? Je dirais plutôt que Namura-san a intérêt à te garder vu comment tu déjoues les complots ! »
Ana : « Comme si mon père allait me laisser travailler avec mon petit-ami ! »
Ueda : « Il est au courant ? »
Ana : « Edouard a eu la gentillesse de lui dire ? »
Jin : « Comment tu le sais ? »
Ana : « La mission d'Edouard est de me ramener à Paris avec lui. »
Ryo : « Mais tu vas pas repartir ? »
Ana : « Plutôt mourir », dit-elle avec le regard le plus sombre qu'elle n'avait jamais eu.
Jin : « Je préférerais que tu n'arrives pas à cette solution. »
Ana : « Ca m'arrangerais aussi. »
Ils discutèrent pendant quelques heures puis finirent par s'endormir sur le canapé et les fauteuils. Ils ne dormirent pas longtemps, leurs portables ayant eu l'idée de se mettre à sonner dès 9 heures, en même temps ou à tour de rôle.
Jin : « J'en ai raz-le-bol d'être réveillé comme ça. »
Ana : « Arrêtez-les ! Tuez-les ! »
Ueda : « Le meurtre est illégal. »
Ana : « Je parlais des téléphones. »
Ryo : « J'ai pas le courage de bouger. »
Ana : « Moi non plus. »
Edouard : « Pourquoi vous y allez pas ? Ce sont vos téléphones ! », grogna-t-il en français.
Jin : « Il a dit quoi l'ex ? »
Ueda : « Il veut qu'on éteigne les téléphones. »
Ana : « Ca fait 20 fois qu'ils sonnent. Va falloir qu'on pense à décrocher quand même, c'est peut-être important. »
Ryo : « Jin, tu veux bien ? »
Jin : « Pourquoi tu me désignes toujours ? »
Ryo : « Parce que. »
Jin : « Argument de choc... Je suis vraiment trop sympa. »
Il se redressa difficilement et tendit une main jusqu'à la table basse pour attraper le premier portable venu.
Jin : « Allô ? »
...
Jin : « Allô ? »
...
Jin : « Pourquoi ça répond pas ? Ca continue de sonner ! »
Ueda : « T'as pas dû prendre le bon portable Bakanishi ! »
Jin tendit une nouvelle fois la main et cette fois attrapa le portable qui sonnait.
Jin : « Allô ? », dit-il en se réinstallant confortablement dans son fauteuil.
Inconnu : « Ca fait une heure qu'on essaye de te joindre ainsi qu'Ana, Ueda et Ryo ! Pourquoi vous nous avez pas donné de nouvelles ? On s'inquiétait ! »
Jin : « Pas si fort Kame ! On est pas encore réveillé ! »
Kame : « Qu'est-ce qui se passe ? Vous allez bien ? »
Jin : « Mais oui ! Pas la peine de paniquer ! »
Kame : « Vous êtes où ? »
Jin : « Chez Ana. »
Kame : « On peut venir ? »
Jin : « Si vous voulez mais ramenez des viennoiseries pour le petit déjeuner. »
Kame : « On arrive tout de suite. Je préviens les autres ! »
Jin : « Ca m'arrange. »
Ils raccrochèrent.
Jin : « Ils s'inquiétaient. Ils arrivent tout de suite avec des viennoiseries. »
Ana : « Ok... Je vais prendre une douche.
Edouard : « Tu veux de l'aide pour te frotter le dos ? », dit-il en voyant Ana se diriger vers la salle de bain.
Ueda : « C'est un miracle que ton nez ne soit pas cassé tu sais. »
Edouard : « On a les os solides dans ma famille. »
Ueda : « A ton avis il va résister encore combien de temps ? »
Edouard : « Je vais attendre mon tour avant pour aller me doucher. »
Ueda : « Je pense que c'est plus sage. »
Quand Ana sortit de la salle de bain, Kame, Kôki et Junno étaient déjà arrivés. Pendant que Ryo, Ueda, Jin et Edouard se préparaient chacun leur tour, Maru, Kei, Massu, Shige et Tego arrivèrent. Bien sûr ils Ana, Ryo, Jin et Ueda eurent le droit de se faire engueuler pour n'avoir appelé personne la veille. Tous s'étaient fait un sang d'encre ! Après les engueulades, vint le temps de l'interrogatoire. Ils ne répondirent pas, préférant que tout le monde soit là histoire de n'avoir pas à raconter plusieurs fois ce qui s'était depuis qu'ils s'étaient quittés.
Une fois tout le monde installé avec son petit déjeuner, les questions fusèrent de nouveau.
Kame : « C'est bon je crois qu'on a suffisamment été patient non ? »
Ryo : « Ok... Qui commence ? »
Jin « Moi ! »
Ueda : « Non ! Vas-y Ryo ! »
Ryo : « On va commencer par dire rapidement ce qui s'est passé le soir où on s'est quitté... »
Il raconta d'abord comment il avait raisonner Yamapi et que celui-ci avait dû se méprendre en surprenant Ana se faire agresser par Edouard, qui se prit un autre coup par Kame au passage, comment il avait décidé de rompre tout contact avec Ana qui était restée en état de choc jusqu'au matin.
Tego : « Et ça va mieux ? », lui demanda-t-il avec des yeux de chiens battus.
Ana : « Je suis en pleine forme », répondit-elle avec sourire peu convaincant.
Shige : « Ne te force pas avec nous s'il te plaît. »
Ana baissa les yeux et bus une gorgée de jus d'orange.
Ryo reprit l'histoire et expliqua qu'une fois Ana remise sur pied, grâce à l'intervention d'Edouard, ils avaient élaborer un plan pour piéger Marika.
Maru : « C'était risqué ! »
Ana : « Soit on déjouait ça en douce soit on l'attaquait de front. Et comme on savait pas ce qu'elle préparait, il ne nous restait qu'une option. »
Kôki : « Comment t'as fait pour la faire avouer ? »
Jin : « C'était grandiose ! Elle a pas arrêté de parler ! »
Kei : « Je vois pas en quoi ça l'a fait craquer ? »
Ryo : « Faut le voir pour le croire ! »
Ryo mit une copie de l'enregistrement de la veille. Ils regardèrent tous attentivement, médusés. Ils découvraient une nouvelle facette d'Ana, un mélange entre Bakanishi, Massu et Tego. Ca leur faisait froid dans le dos ! Ils comprenaient maintenant comment Marika avait craqué.
Kame : « Y a pas de suite logique dans ce que tu dis. On a l'impression que tu dis ce que tu penses au moment même où ça sort de ta bouche. »
Ana : « Tu résumes très bien ! »
Kei : « Je n'ai pas me plaindre finalement ! », dit-il en rigolant.
Massu : « Comment je dois le prendre ? », demanda-t-il vexé.
Kei : « Je te taquine... », répondit-il doucement en lui prenant la main.
Maru : « Et comment tu savais qu'elle porterait un micro ? »
Ana : « Si on avait eu l'idée d'enregistrer, on s'est dit que elle aussi l'aurait. »
Kôki : « Et donc vous avez monter le chauffage pour qu'elle se déshabille ! »
Ryo : « Voilà. »
Junno : « Alors ils en font quoi maintenant de l'autre pouffe ? »
Jin : « Elle part cet après-midi en Australie. »
Shige : « On va enfin pourvoir respirer ! »
Tego : « Tu veux dire que tu vas pouvoir reprendre ta vie sexuelle normale c'est ça ? »
Shige : « C'est pas bientôt fini ? », demanda-t-il d'un ton sévère.
Massu : « Sinon quoi ? Tu sors le fouet ? »
Tout le monde rigola. Ueda raconta les derniers détails du départ de Marika et comment Namura-san avait réglé les choses avec son agence.
Maru : « Mais comment vous avez fait ? »
Jin : « Fait quoi ? »
Maru : « Pour les enregistrements et tout ! »
Ueda : « On a prévenu Namura-san du plan qui l'a tout de suite approuvé. Des techniciens sont venus pour tout installer. »
Kôki : « C'est cool qu'on soit débarrassé d'elle définitivement ! »
Tego : « C'est vrai ! Je vais pouvoir dire à Nami qu'on va pouvoir se voir comme avant ! »
Shige : « Enfin oublie pas d'être un peu discret quand même! »
Tego : « Mais oui ! »
Junno : « Je sais pas pourquoi mais je lui fais pas particulièrement confiance... »
Kei : « Bah... Après tout c'est Tego ! »
Tego : « C'est censé vouloir dire quoi ? »
Kei : « Rien... »
Ils continuèrent de discuter pendant un moment jusqu'à...
Kame : « J'ai trouvé Yamapi... »